Les tests des distributions de FRlinux #10 : Frugalware 0.7 (Sayshell)

Frugalware 0.7 (Sayshell)

Dernière mise à jour : 21/10/2007

Frugalware est une petite distribution qui monte… Preuve en est déjà son cycle de développement car alors que la précédente version est sortie en début d’année, la voici de retour avec la 0.7, au programme, il y a de quoi faire saliver : Linux kernel 2.6.22.9, Glibc 2.6.1, GCC 4.2.1, KDE 3.5.7, GNOME 2.20, XFCE 4.4.1, OpenOffice 2.3.0 et Firefox 2.0.0.7. On notera également que plusieurs architectures sont disponibles comme x86 ou bien x86_64. Vous pouvez aussi utiliser le liveCD (FwLive) qui est disponible pour cette version. De nouveaux outils spécifiques font leur apparition tels que : Gfpm et gnetconfig. Les utilisateurs internationaux apprécieront les nouvelles langues : Roumain, Suédois, Italien et Danois. Enfin la documentation s’étoffe également.

J’ai testé seulement la version 32 bits de cette distribution essentiellement par contrainte de temps. Je verrais si j’ai plus tard le temps de jouer avec la 64 bits (qui m’avait posé quelques tracas lors du test de la 0.6). J’ai donc téléchargé le DVD d’installation de la version 32 bits et ai testé cela sur une machine que j’ai sous la main pendant mes congés (un Pentium 4 3.2Ghz avec 1Go de RAM, disque dur de 160G, carte vidéo nvidia 7900 GS et un écran LCD 17′ NEC). L’installation n’a pas présentée de problème majeur, je n’aime toujours pas le fait de sélectionner la partition swap avant la racine, mais c’est un grief personnel. Pour le reste, j’ai sélectionné une installation quasi-complète, ce qui m’a donc pris un peu plus de 5Go une fois décompressé.

Frugalware vous propose bien évidemment tout un tas de gestionnaires de bureaux dont le principal est KDE. J’aimerais également rappeler que Frugalware est basée sur Slackware mais recompilée pour i686. Comme je le précisais également auparavant, KDE 3.5.7 est fourni avec cette version, le tout est très réactif et complet. Firefox 2.0.0.7 est également installé de base. Je n’ai rien à redire sur l’apparence graphique, mes polices préférées (bitstream vera) sont installées. J’avouerais que la partie qui pêche un peu concerne la configuration automatique des imprimantes (comme Ubuntu et Mandriva par exemple). J’ai du installer une HP PSC 2575 et celle-ci est restée muette jusqu’à ce que j’installe hplip (gestionnaire d’imprimante HP sous Linux). Après avoir démarré le serveur CUPS, je suis passé dans le panneau de contrôle KDE et en mode super-utilisateur pour ajouter une imprimante. Quelques clics plus tard, j’avais mon imprimante. Ceci dit, je doute que Lucette et Roger aient la même approche en terme de simplicité.

Des outils signalés dans cette dernière version, il est important de parler de Gfpm (Graphical Frugalware Package Manager). Cet outil s’intègre très bien et propose à la mode des dernières distributions un outil simple et ergonomique pour installer/mettre à jour/supprimer des paquets. Les mises à jour sont d’ailleurs proposées par la même interface. Gfpm est souple, dynamique et simple à utiliser (connaître le nom du paquet peut aider 🙂 C’est indéniablement un pas en avant par rapport à l’ancien gestionnaire de paquets qui était tout de même archaïque. Le second outil fort sympathique est gnetconfig, il vous propose en quelques clics de configurer votre carte réseau sans prise de tête, j’ai n’ai ici encore rien à signaler. Je me connecte d’ailleurs essentiellement en DHCP (fixe avec MAC, mais c’est un autre débat). Ici encore, un pas vers une distribution plus souple pour le débutant.

Dans la série c’est la fête, signalons la présence d’OpenOffice.org 2.3.0 (dernière version lors de l’écriture de cet article). J’ai un seul bémol par rapport aux autres distributions, c’est le manque d’intégration avec le thème de gestionnaire de bureau. Ce qui nous donne une interface relativement moche (celle de base) comparé aux concurrents. J’avoue que ce n’est pas critique mais le débutant fait généralement assez attention à ce type de détail. Gnome 2.20 est également livré. C’est actuellement le dernier de sa catégorie. Le tout est aussi utilisable que KDE, et je ne rentrerais pas dans une guerre des gestionnaires de bureau.

XFCE 4.4.1 est également installé avec Thunar 0.8.0 (gestionnaire de fichiers pouvant accompagner XFCE). Je vous conseille ici encore ce gestionnaire si vous avez une configuration un peu plus modeste ou désirez simplement un environnement bien réactif. J’en ai profité pour écouter quelques radios de métal sur internet. Mon lecteur de choix comme toujours s’est tourné vers Kaffeine. J’ai essayé le lecteur de base attaché à Firefox : mplayer mais celui-ci a tout bonnement refusé de me lire des urls. Le tout silencieusement. Mais comme Linux c’est tout d’abord le choix, j’étais content de retrouver kaffeine qui marche parfaitement bien.

J’ai d’ailleurs enchaîné sur la lecture de DVDs et kaffeine ici encore sort grand gagnant. Les autres lecteurs font bien l’affaire une fois les bonnes bibliothèques installées (surtout pour votre collection de DVDs protégés avec un verrou en chocolat). Donc tout DVD crypté ou non a pu être lu sur mon lecteur sans aucun souci. Concernant les mises à jour évoquées plus haut, les patches de sécurité sont bien suivis avec les dernières failles déclarées sur Linux. La plupart des paquets populaires sous Linux sont d’ailleurs disponibles et librement télé-chargeables. Ais-je déjà mentionné que gfpm est bien plus rapide que son prédécesseur ? J’en remet juste une petite couche alors.

J’ai aussi installé les derniers pilotes nvidia propriétaires dont la (presque) dernière version est disponible toujours par votre gestionnaire préféré. J’en ai d’ailleurs profité pour tester la sortie du client officiel de Enemy Territory : Quake Wars pour Linux. Force est de constater que les performances sont tout de même au rendez-vous. Côté configuration X.org, frugalware m’a tout installé comme un grand et j’ai juste eu à redémarrer le serveur X pour que tout soit pris en compte.

En définitive Frugalware confirme ici son petit bonhomme de chemin et sa stabilité. Il reste encore un peu de chemin pour proposer un installateur un peu plus convivial au débutant et quelques outils pour la configuration des différents périphériques mais le résultat en comparant à la 0.6 est tout de même flagrant : une bonne évolution et une communauté IRC toujours aussi chaleureuse. Bref, à conseiller si les distributions classiques vous embêtent ou bien si vous cherchez une alternative plus complète à slackware.