L’obsolescence de debian stable ou la course à la montée de version chez d’autres

Cette article fait suite à celui ci

Comme toujours dans le monde du libre, deux écoles se font la « guerre », les utilisateurs des distributions à sortie stable, c’est a dire distribution à version (comme debian, mageia, mandriva, ubuntu, fedora, opensuse), et les distributions en sortie continue (comme archlinux).
Chacun y allant de ses pics, fausses vérités ou de ses arguments plus foireux les uns que les autres…

Je connais bien les deux écoles, j’ai le cul entre deux chaises avec ma stable qui appartient à la 1re et ma sid qui peut passer dans la seconde, sinon si sid ne vous conviens pas dans cette catégorie, j’ai eu une époque archlinux.

Autant je peux comprendre qu’on puisse vouloir jouer a la montée de version autant je ne vois pas en quoi une debian stable peut être obsolète.

Comme d’habitude Frederic Bezies critique ce qu’il ne comprend pas, c’est a dire que debian préfère la stabilité des versions sur sa stable, au risque de ne pas avoir les dernières versions qui ne changent rien sauf leurs numéros de version tout en critiquant les utilisateurs de debian stable de zélote car on est pas de son avis, oui c’est ça le zélote, il ne supporte pas qu’on puisse prouver le contraire de ce qu’il dit…
Je choisis comme lui le fait, de citer une partie :

il y a de temps en temps des polémiques qui montrent la limite de certaines politiques techniques, mais aussi l’aveuglement zélote de certains utilisateurs envers leur distribution.

Tomber dans le culte de la stabilité ne veut pas dire qu’on doive traiter les développeurs qui en ont marre de recevoir des rapports de bugs invalides car une distribution oublie de rétroporter certaines versions.

La politique – au sens gestion de la cité – de Debian GNU/Linux envers sa branche stable est très bien, mais elle conduit IMMANQUABLEMENT à une obsolescence croissante d’une partie de la logithèque. On me rétorquera que stable veut dire solide comme du roc. Soit. Mais est-ce que cela signifie se trimballer des logiciels abandonnés en amont comme pour LibreOffice par exemple ?

….

Mais des logiciels plus sensibles comme une suite bureautique

C’est un problème de choix entre la stabilité et l’obsolence lente qui entraine une production de retours inutiles car déjà corrigé. Ce qui est vrai pour XScreenSaver doit aussi l’être pour LibreOffice. Je me demande combien de rapports de bugs liés à la version proposée par la Debian GNU/Linux Jessie (la 4.4.2) sont clos comme invalides ou pourrissent sur pied. Il est vrai qu’au 6 avril 2016, la version stable est la 5.0.5 et la version de « test » est la 5.1.1.

C’est un problème de communication et une politique de stabilité qui commence à montrer ses limites un an après la sortie d’une nouvelle Debian GNU/Linux stable.

Soit, c’est le risque que je prends. J’en reviens toujours à la même quadrature du cercle : Entre stabilité et fraicheur logicielle, il faut savoir trouver le point d’équilibre. Trop dur à faire comprendre ?

Pour le coté zélote, bon il est vrai, je suis pro-debian et lui est pro-arch, lequel de nous est le plus fanatique ? Celui qui ne fait que répéter que debian est obsolète ou celui qui démonte ses lignes une par une ?

Dans les commentaires, je lui répond et vu que je ne suis pas de son avis, il est désagréable et casse mais a part lancer des trucs sur une distributions qu’il n’a pas l’air de connaître, c’est ça d’être sur une distribution en rolling, on passe son temps a géré son système et on ne voit pas ce qui nous entoure…
Donc il avance des choses comme dans son article, « se trimballer des logiciels abandonnés en amont comme pour LibreOffice », non Fred(puis je t’appeler ainsi ?) les logiciels sous debian stable ne sont pas abandonner, même si les versions ne sont plus maintenues en amont, debian continue de fournir des patchs de sécurité pour les mises a jour concernant des failles. Elle va même jusqu’à envoyer les corrections au développeur pour en cas ou il les incorpore dans les dites versions.

Ensuite, comme logiciels « plus sensibles », il y a plus risqué qu’une suite bureautique… Il aurais pu parler de navigateur web sous debian mais non il décide de parler de la suite bureautique. Bon, alors si on veut vraiment parler de la suite bureautique qui est je cite « la version proposée par Debian GNU/Linux Jessie (la 4.4.2) » prouve « un problème de communication et une politique de stabilité qui commence à montrer ses limites un an après la sortie d’une nouvelle Debian GNU/Linux stable. » car « la version stable est la 5.0.5 et la version de « test » est la 5.1.1. », je dis seulement que debian propose une version 4.4.x et une 5.1.1 qui est elle, la dernière version stable du projet, dans backports.

D’apres lui c’est compliqué et pas faisable par tous car si je reprend ses mots :
« Devoir jongler avec trois niveaux de dépôts, voire quatre, rajouter des dépôts tiers, c’est à la portée du premier venu. » voulant dire par la que c’est compliqué et « C’est juste le principe de devoir rajouter un dépôt. Trop habitué à une distribution qui évite le rajout de dépôt pour le moindre logiciel. », ça me paraît trop gros comme foutage de gueule.
Il est le premier a nous parler de arch, de son installateur (qui n’est pas des plus facile) et du AUR. En gros il est en train de dire que l’activation du dépôt backports est compliqué alors que celui-ci peut se faire en graphique via synaptic et logithèque de gnome… Alors que la même personne nous donne les mérites d’un truc plus complexe (c’est a dire aur et arch en générale)…

De plus pour être franc jusqu’au bout, je lui ai dis qu’on avait la possibilité sous debian de facilement rétro-porter les versions, c’est a dire sous stable rebuilder les paquets directement de sid pour avoir les dernières versions (voir Création de paquets DEB ). Ce qui est pour moi aussi facile que yaourt et AUR…

La ou il a pas tord c’est quand il dis ceci : « C’est un problème de choix entre la stabilité et l’obsolence lente qui entraine une production de retours inutiles car déjà corrigé. » .
Mais encore une fois est ce la faute a debian si des utilisateurs font des rapports de bugs au mauvaise endroit ? Debian est clair sur ce point, je cite le wiki :

Ne pas signaler le bogue en amont
Si vous signalez le bogue dans Debian, n’envoyez pas vous-même de copie aux responsables amonts du logiciel, car il est possible que le bogue n’existe que dans Debian. Si nécessaire, le responsable du paquet fera suivre le bogue.

Alors comme d’habitude il se victimise, se plaint (je cite son dernier article http://frederic.bezies.free.fr/blog… ) dont le titre est evocant :

Communauté gangrénée par ses extrémistes divers, que ce soit en relation avec le système d’initialisation (pro ou anti systemd), la distribution GNU/Linux (pro ou anti-Debian / Archlinux / Fedora, etc…)

Outre le fait que j’ai déjà dit plusieurs fois que cette inutile guerre sur les systèmes d’initialisation ne servira en rien la cause du libre,

Mais le monsieur ne fait que répéter a bout de champs :

J’en reviens toujours à la même quadrature du cercle : Entre stabilité et fraicheur logicielle, il faut savoir trouver le point d’équilibre. Trop dur à faire comprendre ?

Je réitère la question, est ce si dur a comprendre que stable chez debian c’est :
Des mises a jour qui ne vont pas :

  • faire évoluer la logithèque,
  • installer des programmes supplémentaires,
  • retirer des programmes,
  • ajouter des fonctions,
  • retirer des fonctions,

Ce qui va être fait par les mises a jour :

  • corrections de bugs,
  • corrections de sécurité,

Et comme stabilité pour debian signifie :

  • stabilité du logiciel, le moins de bugs possible(comme toute distribution de qualité normalement)
  • stabilité des fonctionnalités, comme dit plus haut, pas d’ajouts ni de pertes de fonctions, tel programme doit être en mesure de faire les mêmes choses au début de la version stable et jusqu’à la fin de cette stable
  • stabilité de l’archive, pas d’ajout ni de perte de programmes, les dépôts debian doivent contenir le même nombre de paquets a la sortie de la stable(etch admettons) et jusqu’à la fin de sa vie.

De ce fait, on n’est pas « surpris » de ne plus trouver tel paquet, de voir tel programme perdre telle fonction… Et surtout une mise a jour debian ne change rien et ne touche a rien, elle corrige seulement…

Est ce dur a comprendre qu’on est pas tous accro a la monté de version qui apporte rien, chrome en est un exemple, firefox aussi qui suit maintenant cette mode de celle qui a la plus grosse.

A quoi me sert le dernier libreoffice pour le peu que je m’en sert ?
A quoi me sert le dernier kde a part jouer avec ?
A quoi me sert le dernier gnome si ce n’est que voir des régressions sur certain point ?

 

2 pensées sur “L’obsolescence de debian stable ou la course à la montée de version chez d’autres”

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