Un mois sous unity, quoi dire ?

Pour tout dire, c’est une claque, j’aurais pas pensé que j’allais tenir et surtout me plaire sur cette chose qu’est unity. C’est beau et simple, allez on y va.

Tout n’est pas parfait et je vais commencer par parler de ce qui fâche, en le comparant a son adversaire directe, c’est a dire gnome 3. Le plus gênant pour moi, en tout cas ce que je trouve raté par rapport a gnome 3 sur lequel je suis resté un peu plus que 2 mois, c’est la gestion des fenêtres d’application et celle des bureaux.
La ou sous gnome il suffit d’aller taper en haut/gauche de l’écran (d’appuyer aussi sur super, ou cliquer sur application) pour faire apparaître le menu ou l’on peut géré applications, fenêtres et bureaux très facilement et rapidement grâce a une nouvelle approche de la gestion des fenêtres/bureaux, une manière de penser qui est presque du 1 fenêtre = 1 bureau.

Sous unity, on en est encore a ce que gnome 2 faisait, c’est a dire séparation totale de fenêtres et bureaux, c’est moins simple, plus lent, et en fin de compte on est plus rapide a se passer des bureaux, un comble quand on connaît comment c’est pratique ces bureaux !
Vu que mon dock est caché et ceci pour gagner un maximum de place sur mon écran et le louer a mes fenêtres, je dois aller taper (forcer même, option pour eviter les faux positifs) en haut/gauche de mon écran ou appuyer sur super puis « sélecteur d’espace de travail » et enfin choisir mon espace.

Comme on peut le voire, c’est plus contraignant de le faire sous unity que sous gnome3.

Mais mise a part ça, c’est la seule chose qui me déplais. Tout le reste est « mieux » pensé que son adversaire, même la stabilité, sous gnome3 je me suis souvent retrouvé en mode falback avec un jolie message et un smiley triste (se foutant de ma gueule quand même), qu’il s’est passé un problème et que le mode restreint s’est activé.

Sous unity, je n’ai pas eu un seul plantage, c’est simple et ça fonctionne. Par contre, je dois admettre que gnome 3 sous archlinux me prenait a peine 500/600mo de ram alors que la je tourne entre 500 et 1300mo. Faut dire que je compare l’incomparable, arch et ubuntu c’est pas du tout la même utilisation de ram. Je met ça plus sur le fait que c’est arch que gnome 3 qui consomme moins de ram, vu que j’avais aussi gnome3 sur opensuse et que sur celui ci je passait a 800/1000mo de ram. Tout de même compiz utilise a lui seul 50/60mo de ram.

Pour ce qui est de ubuntu, c’est une bonne version des son départ, et les mises a jours sont fréquentes. ce matin j’ai eu le droit a firefox 13, 48 heures seulement après sa sortie ! Pour une version stable, j’aime ce coté d’être a jour sur les produits mozilla.

Je pense que je changerais pas de distribution avant un long moment, en espérant quand même avoir des mises a jours sur unty et ses améliorations !

Ubuntu12.04 est sortie : unity c’est bon, mangez en !!!

Les objectifs pour cette version sont centrés principalement sur la stabilité et la qualité. C’est en effet une version LTS, elle sera donc supportée durant plusieurs années et aura généralement la préférence des professionnels et entreprises ainsi que des personnes souhaitant avoir une certaine tranquillité.

L’idée est également d’apporter une meilleure finition et une meilleure cohérence de l’ensemble de la distribution avec l’évolution de l’aspect visuel de la marque et de la distribution. C’est enfin l’occasion pour Canonical de lancer les travaux pour rendre Ubuntu multiplateforme avec une expérience utilisateur unifiée et la plus homogène possible sur tout type de matériel : PC, portables, Tablettes, Smartphones, TV…

 Après l’annonce de la sortie de la dernière ubuntu, je me lance a son téléchargement en torrent, et je grave l’image obtenu très vite sur un cd.

A la base, je voulais seulement me faire une idée sur unity, vu que je m’étais très bien adapté a gnome3(surtout dans sa version 3.4) avec quelque extensions, je me suis dis pourquoi pas tenté une nouvelle approche.
Et faut dire qu’il y a pas mal de bonne chose sur cette version, que ça soit unity ou plus globalement ubuntu.

Installation :

Après avoir redémarre avec le cd dans le lecteur, j’appuie sur échap pour faire apparaître le menu, je choisis ma langue et installation.
L’installateur n’a pas changé depuis la 11.10, et est très facile.

Je voulais ecrire cette section moi meme jusqu’a ce que je trouve une synthese de ce que je voulais y mettre, donc pour en finir ça sera un copier/coller de le-libriste.fr.

Première étape pour installer Ubuntu, insérer le CD ou la clé USB dans votre lecteur. Au bout de quelques secondes, plusieurs écrans successifs vont s’afficher jusqu’au choix de la langue :

Sélectionnez votre langue et cliquer soit sur : »Installer Ubuntu »

Ensuite l’installateur va contrôler que votre machine dispose des pré-requis :

Une partition d’au moins 4.4 Go
Que si vous êtes sur un portable que vous êtes relié au secteur.
Et que vous avez une connexion internet (pour vous connecter sur un réseau wifi cliquer sur l’icone en haut à droite de l’écran)

Deux cases à cocher sont disponibles :

Télécharger les mises à jour durant l’installation (je vous le conseille car cela vous fera gagner beaucoup de temps)
Installer ce logiciel tiers : Cochez la cela vous évitera de devoir les installer : flash player, codec mp3, lecture dvd, ….

Ensuite le système vous demande à quelle type d’installation vous voulez procéder. Vous pouvez choisir autre chose pour contrôler finement votre installation d’Ubuntu.

Partionnement : Le partitionnement est une étape que beaucoup redoutent. Je vous conseille trois partitions au minimum au format ext4 :

Pour la racine (/) : 3Go est un minimum. Pour ma part, j’ai prévu large (14Go), je vous laisse voir en fonction de la taille de votre disque dur.
Pour la mémoire swap : Autant de swap que de RAM (tout en restant entre 256Mo et 2Go).
Pour les données (/home), permettant de séparer les données des logiciels, le restant disponible.

Une fois cette étape terminé l’installation démarre et en même temps vous pouvez saisir le reste des paramètres d’installation :

Localisation : Sélectionnez votre langue, indiquez votre emplacement géographique, réglez l’heure si elle ne l’est pas déjà.

Indiquez le type de votre clavier.

Identification : Nom prénom, pseudo, mot de passe et le nom que vous souhaitez donner à votre ordinateur. Il est possible de paramétrer le démarrage d’Ubuntu en demandant oui ou non il faut demander un identifiant et mot de passe pour se connecter (fortement conseillé).

Le reste de l’installation va durer plusieurs minutes …… Plusieurs écrans de présentation vont se succéder

Jusqu’au redémarrage et à la première connexion où vous pouvez choisir le type de bureau à lancer :

Utilisation

Après le temps de l’installation, arrive celui de l’utilisation et la c’est clair, on ne peut pas faire plus « cliquodrome ». Mais avant de parler du « cliquodrome » ou plutôt « clavierdrome », je parlerais de finition.

La 12.04 est livré en standard avec unity, le tout dans une finition exemplaire et de qualité. Unity et moi ça a commencé en 2010 et je n’étais pas convaincu de l’utilité de cette environnement, ou qu’il soit « productif », face a l’époque un gnome 2.32 qui tirait sa révérence dans sa meilleur version.
Entre temps, il y a eu gnome 3 et j’ai du m’y mettre, celui ci m’ayant ouvert les yeux a de nouvelles habitudes, je me sentais apte pour tester unity sans partis pris.

Le lanceur d’application ou Dock

Tout de suite on voit quand même des similitudes avec gnome 3, le lanceur d’application appelé aussi dock situé sur la gauche, par defaut est toujours visible, on peut cependant activé l’auto-hide, qui cache systématiquement le lanceur sur le côté. Il faut ensuite envoyer le curseur sur le côté de l’écran et pousser légèrement l’écran pour faire apparaître le lanceur, ce qui permet notamment d’éviter les faux positifs.

Le style a légèrement évolué. Les étiquettes qui apparaissent au survol des icônes du lanceur ont été affinées, ainsi que les listes d’accès rapide(clic droite sur l’icone donne des options supplementaire).

Pour ces dernières, deux nouvelles listes d’accès rapide ont fait leur apparition.
Une pour le bouton du Dash, qui permet d’accéder directement aux « loupes » applications, documents, musique et vidéos ;

une autre pour Nautilus, qui permet d’accéder aux répertoires favoris.

L’autre similitude est la barre se situant elle aussi en haut, qui contient les « indicators », l’heure, et le menu extintion.

Le Dash

Autrement dans ce qui change par rapport a gnome3, c’est le menu « logo ubuntu » qui appel le Dash principal, rassemble maintenant les applications récemment utilisées qui ne sont pas présentes dans le dock, les documents récents et les documents récemment téléchargés.

Le dash est rangé par les loupes ou lens, qui ont reçu quelques petites modifications et ajustements dans les styles pour rendre l’affichage plus clair.

Une loupe vidéo est maintenant présente par défaut en plus des loupes musique, documents et applications.

Elle récupère les informations des fichiers locaux, mais également de divers site de vidéo en ligne. On peut aussi rajouter des loupes comme celui pour wikipedia.

Un plus bien sympathique est de faire apparaître un résumé des raccourcis claviers disponibles en appuyant quelques secondes sur la touche « Super ».

Je note aussi que l’ensemble de l’interface Unity adopte une coloration en relation avec la couleur du fond d’écran. Exemple si mon fond d’ecran est vert l’interface Unity sera vert…

Le HUD

Le HUD est une nouveauté pour cette version annoncée par Mark Shuttleworth. L’idée de base est d’apporter une solution complémentaire au menu classique des applications. Il suffit ainsi d’appuyer sur la touche ALT pour invoquer le HUD. Il se présente sous la forme d’un moteur de recherche semblable à celui du Dash sous lequel apparaît une liste de résultats. Il suffit alors de taper le nom de l’option que l’on cherche. C’est une solution qui peut être pratique notamment pour les applications ayant une grosse quantité d’options. À terme, le HUD devrait également intégrer une solution de recherche vocale et un affichage complémentaire pour remplacer le menu standard.

Essayé mais pas encore adopté, par exemple sous firefox pour moi c’est plus simple et plus rapide de cliquer sur marque page, l’étoile dans la barre d’adresse de firefox que de le faire avec le hud.

Maintenant avec une application avec de nombreux menu comme gimp, ça peut peut être le faire, mais pareil ça n’a pas été très concluant. Faut dire que c’est une nouveauté toute fraîche et donc faudra voir dans le temps et les prochaines versions.

Overlay Scrollbar

La barre de défilement – conçue pour pour se faire discrète – est adaptée aussi bien aux usages tactiles qu’à la souris ou au clavier, elle a reçu un certain nombre d’améliorations :

  • Le style du curseur a subi une petite mise à jour et sa taille est légèrement plus grande pour faciliter sa manipulation ;
  • Il n’est maintenant plus nécessaire de viser l’ascenseur pour faire apparaître le curseur de défilement. Il apparaît lorsqu’on approche le curseur du bord de la fenêtre ;
  • L’apparition du curseur est maintenant plus logique ;
  • Le défilement plus la touche CTRL permet de réaliser un défilement fluide ;
  • En cliquant avec le bouton du milieu, on peut faire défiler la page jusqu’au point désiré.

Si ces améliorations sont bienvenues et permettent de régler quelques régressions vis-à-vis de la barre de défilement classique, on pourra regretter que le port n’a pas été fait vers d’autres toolkit. Ainsi on ne dispose pas de cette solution sur Qt ou XUL, ce qui touche certaines applications clés comme Firefox et provoque une incohérence certaine dans l’interface.

C’est du graphisme mais ça complète bien cette impression de finition, de qualité. Il manque plus que ça soit intégré sur les autre toolkit pour le voir en action sous firefox..

Le global menu

Global Menu est un menu partagé entre toutes les applications de votre session s’apparentant au menu de Mac OS X. Il se présente sous forme d’applet à placer dans un tableau de bord, et présente plusieurs avantages :

  • La largeur des menus n’est plus limitée par la largeur de la fenêtre.
  • Il n’y a qu’une seule barre de menu à l’écran : celle de la fenêtre active.
  • Il permet sur des petits écrans de gagner de la place.

Le global menu nous fait gagner de la place mais devient peu pratique avec plusieurs fenêtres cote a cote.

La logithèque

La logithèque continue d’évoluer doucement : les évolutions ne sont pas marquantes mais permettent de continuer d’améliorer notablement cet élément clé présent dans Ubuntu, Debian et peut-être bientôt dans Fedora ?

Galerie photos et vidéos : il est maintenant possible de voir plusieurs captures d’écrans pour chaque application, et une option permet d’intégrer également des vidéos : une bonne promotion pour les applications.

Processus d’achat des applications : le processus d’achat a été en partie revu avec une interface plus simple et plus réactive.

Nouveau dépôt « indépendant » : en parallèle du dépôt payant, on retrouve maintenant un nouveau dépôt « indépendant ». Ce dernier permet aux projets libres de publier leurs logiciels avec les même facilités que celles offertes par le dépôt payant (avec une interface web simplifiée et un processus de validation). Il permet notamment de publier de nouvelles versions indépendamment du rythme de sortie d’Ubuntu et des dépôts officiels.

Commentaires et notes : pour chaque fiche il est maintenant possible de filtrer les résultats selon la langue et de les classer selon différents filtres.

Temps de chargement : sûrement l’une des plus grosses critiques de la version précédente ; le temps de chargement de la Logithèque a été fortement réduit. De même, l’affichage des différents éléments de l’interface a également été largement amélioré.

Nouvelle catégorie : Livres et magazines : une nouvelle catégorie est maintenant disponible pour les livres et magazines, payants ou gratuits. Cette catégorie propose principalement des magazines et livres sur Ubuntu et Linux. Ils sont disponibles au format PDF, sans mesures techniques de protection (MTP aussi connues sous le nom de DRM en anglais pour Digital Rights Management).

Recommandations : un nouvel onglet fait son apparition dans l’interface. Il propose des applications qui peuvent intéresser l’utilisateur selon les applications déjà installées.

Logithèque en ligne : une version de la logithèque est également accessible par le web. Elle reprend globalement le même style et fonctions que la logithèque présente sur Ubuntu.

A l’utilisation, je l’ai trouvé vivace mais parfois ce programme a tendance a réfléchir de trop. Ce qui m’embête c’est qu’on ne sait rien de ce qui se passe, installe t’il, télécharge t’il, rien, seulement une barre de progression.
Pour l’utilisateur nouveau sous linux, c’est un grand pas en avant car tout est simplifié a je clique, ça s’installe.

Le mot de la fin

C’est déjà la fin, et faut que je fasse un petit résumé, alors je me lance :
Cette ubuntu 12.04 est un bon cru, stable malgré quelque soucis avec le plugin flash, ce qui m’a valu l’ouverture d’une fenêtre pour envoyer un rapport de bug. Une finition exemplaire digne d’un système propriétaire, et d’une facilité, comme par exemple les pilotes propriétaires proposé au démarrage du système, la reconnaissance de l’imprimante automatique et sans rien faire. Tout ça avec des mises a jour sur 5ans.

Voir en ligne : linuxfr.org

Les tests des distributions de FRlinux #6 : Ubuntu 10.04 (Lucid)

Ma premiere fois ou j’ai abandonné mandriva/debian pour ubuntu…

Dernière mise à jour : 27/06/2010

    C »est avec un peu de retard que je vous livre ce nouveau test d’Ubuntu 10.04 sortie le 29 avril dernier. Cette nouvelle version se prénomme Lucid Lynx. Elle est un peu plus importante que les autres car c’est une LTS (Long Term Support), qui sera assurée et maintenue pendant plusieurs années. La dernière stable LTS était Hardy. Vous pouvez donc à présent la mettre à jour depuis Hardy vers Lucid. Je vous conseille un passage par les notes de mises à jour, vous trouverez des informations sur toutes les différentes versions vers la 10.04.

    Le noyau fourni ici est un 2.6.32. GCC 4.4.3, glibc 2.11, Firefox 3.6.3, Gnome 2.30, Alsa 1.0.22, Nvidia 195.36, KDE 4.4.2 et encore beaucoup de bonnes choses. J’ai installé Ubuntu 10.04 i386 à partir du CD d’installation alternative que j’ai copié sur une clé USB à partir de l’outil Ubuntu disponible dans Administration/Créateur de disque de démarrage. J’ai ensuite utilisé mon portable Sony Vaio FZ-11Z contenan un Intel Core 2 Duo T7300, 2Go de RAM et une carte vidéo Nvidia 8400M. L’installation a prise 1h avant que je puisse démarrer sur mon nouveau bureau.

J’ai aussi testé cette nouvelle version en béta depuis début avril ainsi que sur plusieurs postes de bureau au travail et sur différents portables installés récemment pour des amis. L’installation n’a jamais posée aucun problème sur aucune des machines utilisées. Pour fêter la nouvelle LTS, Ubuntu a changée ses couleurs de terre pour passer à quelque chose de plus festif. Le premier démarrage m’a bien sûr accueilli avec les options habituelles de mise à jour ainsi que l’assistant d’installation de pilotes propriétaires.

    Ubuntu a encore bien travaillé pour simplifier au maximum l’utilisation de cette nouvelle version. Ainsi vous pourrez trouver une nouvelle version de la logithèque Ubuntu, vous permettant très simplement de pouvoir gérer vos logiciels. Ubuntu a également embrassé les réseaux sociaux de plein front en proposant une nouvelle application pour blogger : gwibber. Celle-ci vous permettra de connecter vos comptes facebook, twitter ou encore Digg afin de partager l’information encore plus rapidement et sans avoir à utiliser plusieurs sites web en même temps.

    Cela faisait quelques versions qu’Ubuntu parlait du nuage et en effet, plus de services sont encore disponibles. Donc en créant un compte Ubuntu One, vous pouvez à présent bénéficier de 2go de stockage, que vous pouvez étendre moyennant finance. Vous pouvez aussi à présent utiliser Rythmbox pour acheter de la musique sur le Music Store. J’ai fait un test pour voir étant donné que je cherchais le dernier album de Lamb of God (Métal). J’ai été surpris de voir qu’il était disponible pour 9 euros (contre 17 en magasin). La seule raison pour laquelle je l’ai acheté simplement car il était sans aucun verrou numérique (DRM). La qualité est du 256k proposé en mp3, bien mais pas top. Lorsque le paiement est validé, vos mp3s sont sauvegardés localement mais aussi sur votre compte One dans le « nuage ». Votre compte peux également synchroniser vos bookmarks, vos contacts et vos photos.

    J’ai aussi testé KDE par le biais du bureau Kubuntu qui est disponible en version 4.4.2, j’ai noté quelques lenteurs en particulier sur l’indexation. Je ne suis pas sûr si c’étais lié à ma machine (qui n’est pourtant pas encore une antiquité) mais les lenteurs fûrent relativement récurrentes. Je conseille également l’activation du dépôt « partners » qui vous permettra d’installer acrobat ou encore java si vous en avez besoin. Le second dépôt que je conseille est « medibuntu » qui vous permettra d’installer tous les codecs audio et vidéos qui vous manquent pour la lecture de différents médias.

    J’ai aussi testé la lecture de DVDs et en effet, l’ajout du second dépôt était nécessaire, principalement pour le déchiffrage des clés du DVD. J’aime aussi par ailleurs utiliser plus mplayer que les autres lecteurs afin de pouvoir bien contrôler les paramètres. J’aimerais attirer votre attention sur le fait que cette version étant une LTS, le principal objectif était de stabiliser la distribution sans apporter trop de nouvelles versions de logiciels. Lucid ne nous a pas trop donné de fil à retordre et s’est bien comportée sur les nouvelles installations comme les mises à jour par le réseau.

    En définitive je dirais que le contrat est rempli. Cette dernière version apporte suffisement de bonnes choses pour les utilisateurs de la 8.04 LTS qui devraient accueillir cette mise à jour avec joie. Pour les utilisateurs des versions précédentes, les nouveautés seront moins importantes mais je pense quand même que cela vaux le coup. Pour conclure, je pense que cette version devrait mettre pas mal de personnes d’accord sur Ubuntu en général. Je la conseille vivement pour une introduction aux débutants dans le monde fabuleux des petits pingouins.

Ubuntu la révélation

Je ne sais plus si ici j’ai critiqué ou non cette distribe que tout le monde parle, cette distribe qui préfère un environnement et se contente de celui la, pourtant sur d’autre site j’ai balancé et j’avais des vrais raisons :
- un environnement de privilégié.
- s’appuie fortement sur debian mais n’aide pas beaucoup cette dernière.
- il n’y a quelle dans les médias, les magazines et autres.
- d’après ce qu’on peut lire sur les sites pro-ubuntu c’est elle qui a tout fait mais dans les faits elle ne participe peu voir pas a la source, contrairement a debian, mandriva(k3b, kde, gnome, des outils même si ces derniers ne sont pas repris…), opensuse(novell participe beaucoup a evolution, fspot, ect, pour gnome et d’autres truc sous kde. ainsi que d’autres projets, dont Openoffice), la seul chose ou elle participe vraiment c’est a la reconnaissance de gnu/linux dans le monde…
- elle change certaines habitude linuxienne comme sudo, ou le reformatage tout les 6mois…

Donc quand j’ai mis la galette dans le lecteur, j’étais a milles lieux de me dire que je la garderais. Imaginez, la dernière qui resta sur mon pc plus d’une journée c’est la 6.06 qui était du reste la 1re LTS(il me semble), et depuis plus rien que des versions sans grandes surprises, avec des bugs, des mises a jours foireuses qui te font perdre le clavier, l’écran et la souris… vraiment rien de bien !!!
Donc j’essaye ce livecd et la première surprise, il boot, faut dire que pour vous c’est normale mais pour mon dell c’est fort étonnant depuis que je l’ai c’est simple les ubuntu en live ou en alternate ne veulent rien savoir… et cette fois je suis heureux de voir enfin le logo ubuntu pour la 1re fois depuis 1ans sur ce pc, du reste vu que je n’aime pas l’installation via le live, je me suis téléchargé un cd-alternate qui c’est téléchargé en a peine 15 minutes, l’installation me surpris pas vu que c’est l’installateur de debian mais avec moins de choix(voire pas du tout ?).
L’installation me parut longue, bien 1 heure 30, alors que mandriva, debian, opensuse me fait une installe complete en 15-30 minutes pour la plus longue et aussi arch qui son installe de base prend meme pas 10minutes + la dessus faut rajouter encore 30minute max pour installer serverx+kde…
Donc oui ça m’a parut long, mais j’ai pas fait gaffe si il chargait via le cd ou allait sur le réseau chercher les paquets, de toute façon c’est long !!!

Âpres l’installation, je me retrouve sur un gdm des plus dépouillé mais cette simplicité est chouette, en tout cas j’adore, pareil pour le boot que je trouve simple et beau, un fond couleur violet avec un simple ubuntu, et le tout est rapide, je crois qu’il depasse pas les 10-15 secondes pour me donner gdm.

Une fois le login entré et le passe qui va avec, le bureau gnome arrive et je dois dire que déjà les versions précédentes offraient un gnome magnifique avec un theme bien a ubuntu que beaucoup ont ensuite mis comme paquets pour leur distribe, avec des fonds et des couleurs propres a ubuntu qui faisait de cette distribe la plus jolie en bureau gnome, bien moins triste par exemple que le bureau gnome de debian ou de mandriva. Mais la c’est le changement radicale, le thème est pure, le mélange sombre et violet fait moderne(du reste c’est un rappel a mac !!!), ce qui en fait et la suis sur le plus beau bureau gnome par défaut dans une distribe.
Ensuite dans les différences par rapport aux concurrentes, on note l’applet de notification spéciale canonicale, qui fait classe, donne des notifications claires malgré qu’on peut rien faire avec(fermer par exemple), ses icônes sont caricaturale,simple et moderne, je pense que ces mots vont revenir plusieurs fois car c’est bien ce que inspire cette LTS. Je note aussi dans cette zone, un menu “social” au doux nom de “MeMenu” qui permet de donner l’état sur les différents réseaux de communication(empathy, giwbber…).
Une nouveauté encore est la position des boutons d’action des fenêtres, elle se trouve a gauche comme sous mac et non plus a droite, ça m’a fait bizarre les premières fois et puis c’est comme tout on s’habitue… Tout est fait pour simplifier la vie de l’utilisateur et c’est bien la 1re fois en 5 ans de linux que ça m’apparait flagrant.

Bon bien sur, le kdeiste que je suis reproche quelques petites choses mais c’est pas ubuntu qui est concerné mais bien gnome qui pour moi a de plus en plus de retard comparé a kde. Par exemple la corbeille qui si je me trompe pas(en tout cas j’ai pas encore vu), ne se vide pas automatiquement au bout d’un certain temps ou au bout d’une quantités donné par l’utilisateur, sinon le renommage a la volée inexistant sous gnome par défaut ou faut rajouter un programme en plus comme grename ou autre alors que sous kde c’est d’actualité depuis quelques temps, sinon je peu aussi citer les affichages des aperçus de vidéos, ou encore pire nautilus qui contrairement a dolphin ou konq sous kde ne sais pas rentrer dans un zip, faut passer par file-roller et faire aperçus a chaque fichier ce qui peut devenir long et pénible si c’est un dossiers contenant plusieurs centaines de photos. Bon y en a d’autre des comme ça mais pour le moment ça sera tout et c’est déjà pas mal, maintenant les qualités de gnome est sa légèreté vis a vis de kde4, autant gnome versus kde3 était moins rapide que ce dernier, autant que la c’est flagrant, gnome dans sa dernière version, est moins lourd, plus vivace, demande moins de rame et de processeurs par rapport a un kde4 qui s’alourdit.
De ce qui impute directement de ubuntu, je note donc un thème d’origine vraiment sympa et qui me donne pas envie de changer tout de suite, après c’est une question de gout. Pour la partie matériel, tout a été reconnue sans aucune intervention de ma part, comme sous mandriva, j’ai eu le droit a la prise en charge de mon imprimante 3en1 de marque HP, ma souris et mon clavier essentielB(de chez boulanger) a été pris en compte avec ses touches multimédia sans aucune intervention de ma part, c’est a dire les boutons multimédia, et ceux pour la calculette, le mail, le navigateur web, ect… Et comme d’habitude mon lecteur mp3 de marque philips est bien reconnu comme lecteur et non un simple média amovible. Ensuite le point qui m’a surpris c’est ma carte vidéo, c’est une Ati et la par défaut les effets kiskool de compiz(effets 3d) fonctionnent avec le pilote libre, et en un clique j’ai pu mettre le pilote proprio. Vraiment du très bon en faite.

La seule partie qui me chagrine c’est le choix des logiciels par défaut, pas de gimp… C’est sur ça coute rien de le rajouter mais voila.
Logiciels après mise a jours au 28/07/10 :
- kernel 2.6.32.24
- gnome 2.30.2
- firefox 3.6.8
- openoffice 3.2.0.
- et bien d’autre encore

- A voir aussi le test de Frlinux
- A voir pour le artwork de la 10.04

P.-S.

A noter le peu de mise a jour par rapport aux versions stable de opensuse ou mandriva. J’en ai eu 256 mises a jour, ce qui me parait pas beaucoup.

Les tests des distributions de FRlinux #8 : Debian 5.0 (Lenny)

Dernière mise à jour : 22/04/2009

Debian Lenny est sortie le jour de la saint valentin, le 14 février 2009. Cette nouvelle mouture apporte un très beau lot de nouveautés parmi lesquelles : installateur graphique, KDE 3.5.10, GNOME 2.22.2, Xfce 4.4.2, LXDE 0.3.2.1, GNUstep desktop 7.3, X.Org 7.3, OpenOffice.org 2.4.1, GIMP 2.4.7, Xen 3.2.1, Kvm 7.2 et un noyau 2.6.26. Vu que j’ai mis un peu de temps à écrire cet article, une mise à jour est sortie entre temps corrigeant une trentaine de problèmes de sécurité et 93 correctifs. Debian est disponible sur de nombreuses architectures et en différents formats (CD, DVD, installation réseau, etc …)

J’ai testé quasiment toutes les méthodes d’installation étant donné que j’ai un parc de serveurs (voici un lien en Anglais avec les problemes rencontres lors de la mise a jour par une autre personne :http://www.tchetch.net/wiki/debian/maintenance/upgrade_to_lenny, merci a Etienne Bagnoud) et de stations tournant sous Debian. J’ai aussi installé des serveurs sous Xen (virtualisation semi et complète). La version dont les captures d’écran apparaissent ici est une i386 de type netinst. J’utilise également Lenny sur ma station de travail (dual Xeon avec Nvidia 6800 et dual 24″ Dell avec les pilotes propriétaires). Pensez bien à lire les notes de mise à jour avant de continuer

La star de cette nouvelle version est sans conteste son installateur graphique. Je suis personnellement un pur fan de la version curses, que je pratique depuis beaucoup d’années mais je comprends tout à fait la motivation de faire un installateur graphique.

    Les options disponibles dans l’installateur graphique sont les mêmes que celles disponibles en mode ncurses. Vous pourrez donc configurer votre nouveau système exactement comme vous le feriez en mode texte. Comme je le précisais un peu plus tot, j’utilise Debian pour beaucoup de serveurs, y compris Xen. Xen vient en version 3.2.1 sur le noyau de cette version soit le 2.6.26. Je n’ai rencontré aucun problème et les 5 serveurs de production que je tourne actuellement sous Lenny utilisent les paquets Debian (alors que je tournais précédemment une version compilée maison). J’ai aussi testé Kvm afin de pouvoir comparer avec Xen. Le développement de ce dernier avance à grands pas et je dois dire que l’installation de VMs sur ma machine se sont faites sans aucun problème.

    Lors de l’installation en mode graphique, j’ai rencontré un problème récurrent lors de la sélection en Français (ISO netinst), le paquet dictionnaries-common n’a pas pu se configurer correctement. J’ai utilisé la version netinst qui a priori fonctionne correctement à présent, je ne peux conclure qu’à un paquet mis à jour… J’ai aussi installé Debian Lenny sur mon portable (mon petit dernier est un IBM/Lenovo x61s, dont le test sera bientôt disponible). J’ai choisi d’encrypter /home / et le swap. Toute l’installation a fonction née correctement et le portable se comporte admirablement en mode veille et veille prolongée. Les périphériques sont tous supportés correctement (en particulier la carte graphique, et carte son, plateforme Intel).

    Le problème dont je parlais dans le paragraphe précédent a donc généré la capture ci-dessous. Cela ressemble étrangement à ce bug qui en théorie a été corrigé il y a fort longtemps (fin 2006). J’ai refait une installation en mode texte et tout a fonctionné correctement.

    Le premier démarrage vous présente un bel écran GDM. L’installateur propose aussi à présent des installations alternatives (en appuyant sur plus d’options) qui vous permettront d’installer : KDE, XFCE ou LXDE. En ce qui concerne les paquets multimédia et les codecs supplémentaires non libres, je vous conseille d’ajouter le dépôt Debian Multimédia. Ce dépôt vous permettra d’accéder à beaucoup de codecs supplémentaires, notamment pour la vidéo. Je m’en sers beaucoup sur ma station et mon portable. Ainsi que pour certaines stations utilisateurs chez nous.

    Comme la plupart des distributions récentes, vous aurez la joie de pouvoir installer LXDE, ce gestionnaire ultra léger qui vous permettra de faire tourner une configuration modeste à bonne vitesse. La traduction en Français marche correctement et vous donne un ensemble cohérent. L’apport du noyau 2.6.26 avec les dernières version de udev et hal est considérable. J’ai eu très peu de choses à faire manuellement pour faire marcher mes différents périphériques.

    Gnome 2.22.2 est également fourni dans cette nouvelle version de Debian. C’est le bureau par défaut si vous ne changez rien à votre installation. Debian choisissant la stabilité plutôt que la nouveauté (je vous laisse deviner ce que vous pouvez tester pour remédier à cette situation si elle vous déplaît), Gnome a deux trains de retard mais ce n’est pas très dérangeant. Il en est de même pour Gimp (en 2.4 dans cette version) et OpenOffice.org (2.4 alors que la 3.0 est disponible). SELinux est installé par défaut, mais je n’ai pas eu l’occasion de le tester.

    KDE 3.5.10 est la version présentée sur cette nouvelle révision de Debian. Ceux voulant 4.2 peuvent passer en testing qui a commencée à migrer vers cette version progressivement. Je n’ai pas grand chose à dire sur KDE 3.5.10, c’est stable, épuré et le support est là. Ne pas avoir migré vers KDE 4.x (comme beaucoup de nouvelles distributions) est une bonne idée. Il y eu beaucoup de débats sur iceweasel (la version Debian de Firefox). Je fait partie de ceux pensant que Firefox se comporte mieux avec Flash et Java. Ceci est un choix personnel et j’ai pu le vérifier sur ma station de travail et mon portable. Je ne conteste en rien le travail fait par les développeurs d’Iceweasel, ce n’est juste pas mon truc.

    En conclusion, Lenny est une belle réussite, près de deux ans après Etch (Debian 4.0), cette nouvelle version tient ses promesses et propose une offre logicielle bien complète et supportant beaucoup d’architectures différentes. Je n’ai rencontré presque aucun problème sur les migrations réseau Etch et Lenny (aptitude safe-upgrade est votre ami). Pour le moment, elle est capable de supporter la plupart des machines récemment sorties. Je la recommande les yeux fermés surtout pour ceux voulant une alternative à Ubuntu et voulant un système stable.

5 raisons d’aimer Debian

Vu qu’une image est plus parlant qu’un long discour :
https://i0.wp.com/download.tuxfamily.org/passionlinux/IMG/jpg/mike-debian-56f3.jpg?resize=488%2C642

5. les mises à jour sans redémarrer

4. intégration globale du système : les applications X s’inscrire eux-mêmes dans une seule structure de menu que tous les gestionnaires de fenêtres de tirer

3. source de tout est disponible : l’une vierge archives de l’auteur original, plus spécifiques à Debian correctifs dans un autre fichier

2. maintenance à distance, pas besoin de console d’accès local de l’administration ou la mise à niveau des tâches

et le numéro 1 des raisons pour lesquelles Mike aime debian :

1. parce que même pas pitr il peut racine

Voir en ligne : 5 raisons d’aimer Debian 

Les tests des distributions de FRlinux #10 : Frugalware 0.7 (Sayshell)

Frugalware 0.7 (Sayshell)

Dernière mise à jour : 21/10/2007

Frugalware est une petite distribution qui monte… Preuve en est déjà son cycle de développement car alors que la précédente version est sortie en début d’année, la voici de retour avec la 0.7, au programme, il y a de quoi faire saliver : Linux kernel 2.6.22.9, Glibc 2.6.1, GCC 4.2.1, KDE 3.5.7, GNOME 2.20, XFCE 4.4.1, OpenOffice 2.3.0 et Firefox 2.0.0.7. On notera également que plusieurs architectures sont disponibles comme x86 ou bien x86_64. Vous pouvez aussi utiliser le liveCD (FwLive) qui est disponible pour cette version. De nouveaux outils spécifiques font leur apparition tels que : Gfpm et gnetconfig. Les utilisateurs internationaux apprécieront les nouvelles langues : Roumain, Suédois, Italien et Danois. Enfin la documentation s’étoffe également.

J’ai testé seulement la version 32 bits de cette distribution essentiellement par contrainte de temps. Je verrais si j’ai plus tard le temps de jouer avec la 64 bits (qui m’avait posé quelques tracas lors du test de la 0.6). J’ai donc téléchargé le DVD d’installation de la version 32 bits et ai testé cela sur une machine que j’ai sous la main pendant mes congés (un Pentium 4 3.2Ghz avec 1Go de RAM, disque dur de 160G, carte vidéo nvidia 7900 GS et un écran LCD 17′ NEC). L’installation n’a pas présentée de problème majeur, je n’aime toujours pas le fait de sélectionner la partition swap avant la racine, mais c’est un grief personnel. Pour le reste, j’ai sélectionné une installation quasi-complète, ce qui m’a donc pris un peu plus de 5Go une fois décompressé.

Frugalware vous propose bien évidemment tout un tas de gestionnaires de bureaux dont le principal est KDE. J’aimerais également rappeler que Frugalware est basée sur Slackware mais recompilée pour i686. Comme je le précisais également auparavant, KDE 3.5.7 est fourni avec cette version, le tout est très réactif et complet. Firefox 2.0.0.7 est également installé de base. Je n’ai rien à redire sur l’apparence graphique, mes polices préférées (bitstream vera) sont installées. J’avouerais que la partie qui pêche un peu concerne la configuration automatique des imprimantes (comme Ubuntu et Mandriva par exemple). J’ai du installer une HP PSC 2575 et celle-ci est restée muette jusqu’à ce que j’installe hplip (gestionnaire d’imprimante HP sous Linux). Après avoir démarré le serveur CUPS, je suis passé dans le panneau de contrôle KDE et en mode super-utilisateur pour ajouter une imprimante. Quelques clics plus tard, j’avais mon imprimante. Ceci dit, je doute que Lucette et Roger aient la même approche en terme de simplicité.

Des outils signalés dans cette dernière version, il est important de parler de Gfpm (Graphical Frugalware Package Manager). Cet outil s’intègre très bien et propose à la mode des dernières distributions un outil simple et ergonomique pour installer/mettre à jour/supprimer des paquets. Les mises à jour sont d’ailleurs proposées par la même interface. Gfpm est souple, dynamique et simple à utiliser (connaître le nom du paquet peut aider 🙂 C’est indéniablement un pas en avant par rapport à l’ancien gestionnaire de paquets qui était tout de même archaïque. Le second outil fort sympathique est gnetconfig, il vous propose en quelques clics de configurer votre carte réseau sans prise de tête, j’ai n’ai ici encore rien à signaler. Je me connecte d’ailleurs essentiellement en DHCP (fixe avec MAC, mais c’est un autre débat). Ici encore, un pas vers une distribution plus souple pour le débutant.

Dans la série c’est la fête, signalons la présence d’OpenOffice.org 2.3.0 (dernière version lors de l’écriture de cet article). J’ai un seul bémol par rapport aux autres distributions, c’est le manque d’intégration avec le thème de gestionnaire de bureau. Ce qui nous donne une interface relativement moche (celle de base) comparé aux concurrents. J’avoue que ce n’est pas critique mais le débutant fait généralement assez attention à ce type de détail. Gnome 2.20 est également livré. C’est actuellement le dernier de sa catégorie. Le tout est aussi utilisable que KDE, et je ne rentrerais pas dans une guerre des gestionnaires de bureau.

XFCE 4.4.1 est également installé avec Thunar 0.8.0 (gestionnaire de fichiers pouvant accompagner XFCE). Je vous conseille ici encore ce gestionnaire si vous avez une configuration un peu plus modeste ou désirez simplement un environnement bien réactif. J’en ai profité pour écouter quelques radios de métal sur internet. Mon lecteur de choix comme toujours s’est tourné vers Kaffeine. J’ai essayé le lecteur de base attaché à Firefox : mplayer mais celui-ci a tout bonnement refusé de me lire des urls. Le tout silencieusement. Mais comme Linux c’est tout d’abord le choix, j’étais content de retrouver kaffeine qui marche parfaitement bien.

J’ai d’ailleurs enchaîné sur la lecture de DVDs et kaffeine ici encore sort grand gagnant. Les autres lecteurs font bien l’affaire une fois les bonnes bibliothèques installées (surtout pour votre collection de DVDs protégés avec un verrou en chocolat). Donc tout DVD crypté ou non a pu être lu sur mon lecteur sans aucun souci. Concernant les mises à jour évoquées plus haut, les patches de sécurité sont bien suivis avec les dernières failles déclarées sur Linux. La plupart des paquets populaires sous Linux sont d’ailleurs disponibles et librement télé-chargeables. Ais-je déjà mentionné que gfpm est bien plus rapide que son prédécesseur ? J’en remet juste une petite couche alors.

J’ai aussi installé les derniers pilotes nvidia propriétaires dont la (presque) dernière version est disponible toujours par votre gestionnaire préféré. J’en ai d’ailleurs profité pour tester la sortie du client officiel de Enemy Territory : Quake Wars pour Linux. Force est de constater que les performances sont tout de même au rendez-vous. Côté configuration X.org, frugalware m’a tout installé comme un grand et j’ai juste eu à redémarrer le serveur X pour que tout soit pris en compte.

En définitive Frugalware confirme ici son petit bonhomme de chemin et sa stabilité. Il reste encore un peu de chemin pour proposer un installateur un peu plus convivial au débutant et quelques outils pour la configuration des différents périphériques mais le résultat en comparant à la 0.6 est tout de même flagrant : une bonne évolution et une communauté IRC toujours aussi chaleureuse. Bref, à conseiller si les distributions classiques vous embêtent ou bien si vous cherchez une alternative plus complète à slackware.

Les tests des distributions de FRlinux #9 : Frugalware 0.6 (Terminus)

Dernière mise à jour : 20/04/2007

    Frugalware est une distribution d’origine Hongroise créée par un jeune étudiant. Elle est issue de Slackware, la différence principale se trouvant dans le gestionnaire de paquets sur lequel je reviendrais plus tard. Cette version de Frugalware contenait plein de bonnes choses lors de sa sortie : glibc 2.5, binutils 2.17.50.0.6 avec support DT_GNU_HASH, DBUS 1.0, Python 2.5, KDE 3.5.6, Xfce 4.4, Beryl 0.2.0, OpenOffice.org 2.1, Firefox 2.0.0.2 et Gnome 2.18. Bon rien que ca, ca fait saliver, si en plus je vous dit noyau 2.6.20, on ne peux pas vraiment se plaindre. La version finale de la 0.6 est sortie le 22/03/2007 en architectures x86 et x86_64.

J’ai testé cette distribution sur mon portable IBM t42 et ma station AMD X2 4800+ sur laquelle j’ai tenté d’installer la version 64 bits de Frugalware, chose que je n’ai pas réussi à faire, j’ai donc fait un tour sur le site officiel, les documentations et finalement l’IRC (sur Freenode, #frugalware en Anglais et #fr.frugalware en Francais). J’ai trouvé une communauté enthousiaste et sympathique. Après les règles d’usage pour s’assurer que je n’était pas un mec qui ne savait pas de quoi je parlais, on m’a gentiment dirigé vers le système de bugs pour lequel j’ai rentré un bug sur lequel je n’arrive plus à mettre la main. Globalement, le DVD d’installation 64 bits ne trouvait pas les même dépendances de modules et m’insultait même à coup de formats invalides quand j’essayais de régler cela à la main …

J’ai donc finalement installé la version 32 bits sur la station principale également. Mon premier problème fut le support pour mon écran (un Samsung 22′ 16/10 tout neuf), vu que la version de X.org présente ne comprenait pas la résolution de 1680×1050 avec le pilote nv. J’ai du résoudre cela avec l’installation des pilotes propriétaires Nvidia (9755) qui ont marchés sans encombre. Comme je vous le disais précédemment, KDE 3.5.6 est livré de base avec la distribution avec un petit noyau 2.6.20 (au moment de sa sortie, une des premières distributions à le proposer). Au niveau de l’installateur, vous pouvez à présent faire des installations par tftp et clés USB.

    Comme je l’ai évoqué un peu plus haut, Frugalware est basée sur Slackware mais n’utilise pas pour autant pkgtool ou swaret pour gérer ses paquets. Elle utilise pacman. Cela vous dit quelque chose ? Eh bien à moi aussi, et pour cause, le même gestionnaire est utilisé dans Arch Linux (testé dans cette section). Enfin le même c’est beaucoup dire, en fait au début il s’agissait de la même version puis au fil du temps, l’équipe de Frugalware a ajouté pas mal de fonctionnalités tout en fournissant les patches au projet officiel mais le projet officiel étant un peu statique, nous avons à présent deux versions de pacman dont la plus riche se trouve dans Frugalware. Notez que vous pouvez aussi utiliser un gestionnaire graphique (Frugalware Package Manager) pour installer des paquets de manière conviviale. Ceci dit, j’aurais tendance à conseiller pacman directement en lignes de commandes qui avoine en terme de performances.

    J’ai aussi joué à mon fameux jeux : « quel périphérique ne sera pas détecté sur cette distribution » et j’ai perdu … Tout ce que j’ai testé (nokia n95, scanner usb, appareil photo, etc …) a été détecté et installé correctement. pacman étant très intelligent (jusqu’à un certain point), il sait gérer les conflits et dépendances. Pour installer un nouveau logiciel, un petit pacman -S sane par exemple suffit à vous installer ce que vous recherchez (c’est bien de connaître le nom du paquet tout de même).

    Un problème gênant dans les toutes premières versions de Frugalware concernait les mises à jour de sécurité des paquets, j’ai donc tout naturellement testé cela dans cette nouvelle version. Après avoir scandé un pacman -Sy pour mettre à jour ma base, il m’a suffi de faire un pacman -Su pour mettre à jour les paquets vulnérables. On est ici arrivé à la même simplicité que la plupart des grosses distributions. Ne reste plus qu’un utilitaire de notification automatique de mises à jour et cette partie sera sans failles (ayant un parc d’utilisateurs ayant comme philosophie « si ça marche, pourquoi mettre à jour », c’est important).

    Frugalware est très rapide à proposer des paquets récents pour sa distribution et c’est super appréciable. Ainsi wireshark (ex ethereal) était non seulement présent dans les paquets mais dans sa dernière version lors de mon test. C’est une des raisons de mon attachement a Gentoo, si on veut la dernière version Y du projet Z, une petite commande plus tard, c’est réglé. Frugalware propose à peu près la même chose, avec tout autant de simplicité. J’ai aussi testé pour vous le streaming audio (radio internet) sur lequel j’ai enlevé le plugin firefox pour installer kaffeine qui sous KDE représente mon lecteur favori pour les médias internet. Ici encore aucun souci à signaler. Il en va de même pour la lecture de DVDs protégés, libdvdcss2 faisant partie des paquets, j’ai pu lire tous mes DVDs.

    J’ai joué rapidement avec les autres gestionnaires et environnements de bureau présents comme Gnome qui n’a pas voulu se lancer correctement, j’avoue ne pas vraiment avoir cherché où se situait le problème et je présume juste un problème avec mon installation plutôt qu’un problème de distribution. XFCE est également disponible et en version 4.4, oui monsieur ! Cela marche très bien, ici encore rien à redire. A conseiller pour ceux qui veulent un environnement réactif.

    On en vient à la fin de cette reconnaissance de la 0.6, qui est une distribution léchée et facile à installer en 32bits. J’aurais bien sûr des réserves sur la version 64 bits étant donné que je n’ai juste pas réussi à l’installer et ce même en tentant un CD netinstall de la version 0.5 qui doit récupérer la dernière version des paquets stables lors de l’installation. Pour ce qui est de l’utilisation et des paquets disponibles, j’ai trouvé le tout simple à utiliser mais les développeurs de frugalware précisent bien que leur distribution est axée utilisateurs intermédiaires plutôt que débutant, donc il ne faut pas avoir peur de la ligne de commande au cas où 🙂 Si vous cherchez une alternative à Slackware, recompilée en 686 avec un gestionnaire de paquets plus puissant, cette distribution est faite pour vous.

Les tests des distributions de FRlinux #7 : Debian 4.0 (Etch)

Ma premiere debian…

Dernière mise à jour : 27/05/2007

    Debian 4.0 (Etch) a remplacée la 3.1 (Sarge) 21 mois après la sortie de la version précédente. Elle contient un bon lot de nouveautés parmi lesquelles : noyau 2.6.18, GNOME 2.14, KDE 3.5, Xfce 4.4, OpenOffice.org 2.0.4a, Xorg 7.1, iceweasel (Firefox) 2.0, Apache 2.2, MySQL 5.0, Gaim 2.0 et aussi Xen 3 avec les bons noyaux qui vont bien ™. J’utilise Debian depuis déjà quelques années et j’ai donc pu comparer les procédures de mises à jour, différentes nouvelles installations ainsi que le mode station de travail ou bien encore serveur simple ou avec Xen (dont je parlerais plus bas).

Ces tests ont été effectués autant sur du x86_64 (mon X2 amd64 4800+ dont les captures d’écran ci-dessous sont tirées) ainsi que des plateformes x86 standard. Il faut aussi noter que cette version officialise le support amd64 dans la branche stable de Debian. Je n’ai rencontré aucun souci au niveau de l’installation. Cette nouvelle version comporte également un nouvel installateur en mode graphique que j’ai eu l’occasion d’utiliser une seule fois et qui marche relativement bien (en tout cas, pour moi, vu que l’installation était d’une simplicité déconcertante). J’avoue être toujours aussi fan de la version curses que l’ont peux lancer de partout (j’ai quelques serveurs en KVM par IP).

J’ai rencontré un seul problème (et pas qu’avec cette distribution) lié à Xorg 7.1 concernant mon nouveau moniteur Samsung 226bw. Celui-ci est en effet automatiquement configuré en 1280×1024 lors de l’installation. J’ai ensuite tenté de passer en 1680×1050 toujours avec le pilote libre nv ce qui n’a pas fonctionné. J’ai du me rabattre sur le pilote propriétaire nvidia (1.0-9755-x86_64) qui se sont très bien comportés. J’ai fait mon premier démarrage graphique sous Gnome 2.14 (qui contient tout de même quelques paquets 2.16). C’est très fonctionnel et relativement plus propre que Sarge au niveau de la détection périphérique avec udev. D’ailleurs, pour ceux migrant d’une version précédente, lisez bien les notes de mise à jour.

    Debian vient également avec les belles améliorations graphiques telles que beryl et le composite pour Xorg mais je n’ai pas vraiment trouvé l’intérêt de jouer avec. Sachez néanmoins que c’est disponible et qu’il existe plusieurs guides si vous voulez stresser votre carte graphique. KDE 3.5 est fourni également dans une version suffisamment récente pour mon utilisation. Vous trouverez également IceWeasel également connu sous le nom de Firefox. Pour des raisons légales, Debian a décidé de renommer la bête afin d’éviter tout problème juridique. Pour plus d’info sur le sujet, consultez la nouvelle hebdomadaire du 31/10/06.

    XFCE 4 (4.4 rc2) est également disponible. Vous pouvez demander lors du login graphique de l’intégrer avec Gnome, KDE ou tout autre environnement. A noter que lors de l’installation de base qui ne pose plus de questions si on fait une installation de bureau classique, les polices Bitstream Vera ne sont pas installées, vous devez les télécharger par la suite. J’ai pu tester pour vous les noyaux à base de Xen, les tutoriaux sur le web sont nombreux, je compte d’ailleurs bientôt publier le miens vu que j’ai eu quelques demandes et que j’utilise Xen depuis quelques années à présent. Toujours est-il qu’une fois tous les bons paquets installés, j’ai pu faire tourner plusieurs domaines invités qui tournaient tous avec des adresses publiques et privées selon les environnements. Les performances sont similaires que sur les autres distributions que j’ai pu tester.

    Venons à une partie intéressante de cette distribution : le multimédia. Comme tous les noyaux 2.6, ALSA règne en maître lorsqu’on en vient à la gestion sonore. J’ai du sélectionner la sortie numérique de ma carte son (Creative Audigy 2) afin de pouvoir entendre quelque chose, ensuite un : alsactl store 0 plus tard pour garder l’état, j’ai du aussi éditer le /etc/group afin de m’ajouter dans les bons groupes. Une fois ce détail réglé, kaffeine et mplayer ont gentiment joués mes fichiers multimédia y compris toute la partie vidéo (DVD, DivX, etc …).

    J’ai voulu voir quelle version de Enlightenment était disponible sous cette distribution. Debian étant conservatrice, vous trouverez donc la branche 0.16 dans les paquets, j’ai trouvé quelques références de la 0.17 pour Debian et Ubuntu mais vu que c’est toujours un travail en cours, cela ne semble pas très actif. 0.16 reste encore pour moi une version stable et rapide pour votre bureau, cela faisait un bon moment que je ne l’avais pas utilisée. J’ai également testé le streaming radio par internet et c’est l’une des premières fois que je vois Totem m’accepter et m’ouvrir une stream sans m’insulter. Bref, content.

    J’ai rencontré quelques soucis avec mon scanner. Ceci dit dans le bon environnement de bureau (KDE) et une fois que je me suis rajouté dans le groupe scanner, KDE a été très content de me dire que kooka avait bien trouvé un scanner millénaire sur mon système et était prêt à l’utiliser si j’étais psychologiquement prêt. Pour revenir rapidement sur les passages de sarge vers etch, pensez bien à lire le guide de mise à jour en lien en début de cet article, j’ai passé pas mal de serveurs de mon travail de sarge vers etch et le soft raid m’a posé problème (soft raid sur du LVM) que j’aurais pu résoudre si j’avais lu plus en avant, j’ai donc perdu 1.5To de données, qu’il m’a fallu quelques heures pour récupérer (enfin le soft raid lui était mort, j’ai du reprendre d’un autre système), donc pas la faute à Debian mais bien une faute utilisateur vu que je n’ai pas tout lu.

    Debian prouve encore ici sa grande stabilité malgré le dernier point que je viens de souligner. Elle est de plus enfin disponible en version stable pour les plateformes x86_64 donc que du bonheur. Le passage en Xorg était attendu pour les utilisateurs de la version stable. La liste des paquets est assez importante pour satisfaire tout le monde. L’installation est pour sa part bien plus simple en mode graphique (attention, le mode par défaut est toujours curses, vous devez sélectionner l’installateur graphique au démarrage du CD/DVD) pour les débutants, les vétérans comme moi préféreront le bon vieux mode texte. Enfin, Debian se comporte toujours aussi bien en mode serveur (85% de mon parc serveurs est Debian et j’en ai mis à jour environ 70% vers Etch) et la station est un peu moins simple à configurer qu’ubuntu mais vous avez l’original ici, pas la copie.

Les tests des distributions de FRlinux #5 : Debian 3.1r0 (sarge)

Dernière mise à jour : 26/06/2005

    Eh oui, vous l’attendiez depuis un moment, j’ai finalement fait ce test pour la nouvelle Debian que personne n’attendait plus (enfin façon de parler). Donc quoi de neuf au pays du libre ? Eh bien nous commencerons par l’annonce officielle. Vous noterez au passage les changements suivants : noyau 2.6.8 sauce Debian, KDE 3.3, Gnome 2.8.3, XFree 4.3.0 (oui, vous avez bien lu, mais je vais y revenir), Gimp 2.2.6, Mozilla 1.7.8, Firefox 1.0.4, Thunderbird 1.0.2, PosgreSQL 7.0.4, MySQL 4.0.24, GCC 3.3.5, Apache 2.0.54 (il est possible d’utiliser 1.3.33 si vous le désirez), Python 2.3/2.4, Perl 5.8.4 et bien plus encore. Il faut préciser que Debian est disponible sur beaucoup d’architectures, d’où une des raisons de sa sortie retardée.

Au rayon des tests, j’utilise Debian dans un cadre professionnel, je vous ferais donc part de cette partie à la fin de l’article. Je vais d’abord me concentrer sur la partie station de travail pour utilisateur moyen. J’ai testé cette distribution sur de nombreuses machines avec des succès généralement très bons (sauf certains serveurs Dell que j’ai du redémarrer en kernel 2.4 pour accéder au lecteur de CD-ROM). Ma machine principale de test était un Athlon XP 2600+ avec 1GO de RAM, une geforce 6800GT avec écran Samsung 171P LCD 17″, une SBLive Creative et un disque SATA 250GO sur carte Silicon (sil3112). Des tests divers et variés ont aussi été fais sur un portable IBM T42 et un Pentium III 500Mhz avec 512MO de RAM. J’ai effectué toutes mes installations avec la commande linux26 au démarrage du CD (netinstall) sinon il démarre avec le 2.4.27 dont je n’ai plus grand besoin.

Commençons par l’installation, qui n’a pas posée de problèmes. Ce qui est sûr c’est que l’installateur n’est pas un modèle de simplicité. Déployant beaucoup de serveurs, on va pas se plaindre, j’aime bien le mode texte mais cela peut rebuter quelques uns. L’installateur supporte à présent la création de partitions RAID pour faire une installation directe, ce qui est vraiment bien. Premier démarrage et choix des paquets, je prends station de travail, ce qui demande environ 350MO de téléchargement (KDE + Gnome + le système XFree), sur une ligne 2MO, j’en ai eu pour environ 20 minutes. Vient ensuite le paramétrage de X, je savais que 4.3 était ancien. Pour des problèmes de licence, 4.4 n’a jamais été porté dans sarge et X.org (son successeur libre dans l’esprit de la licence GPL) n’arrivera que dans la prochaine version de Debian. J’ai donc rusé et installé les pilotes non officiels d’un mainteneur Debian. Il vous faudra donc éditer votre /etc/apt/sources.lists et ajouter :

  • deb http://people.debian.org/~rdonald/nvidia unstable/i386/
    deb http://people.debian.org/~rdonald/nvidia unstable/all/

Vous pouvez aussi recompiler votre kernel mais vu le travail de cette personne, je trouve plus judicieux de s’en servir. Il vous faut alors ensuite recompiler le pilote pour votre carte, j’ai pour cela utilisé ce petit script fait maison. J’ai alors pu configurer et démarrer mon interface X qui ne voulait pas de mon 1280×1024 car il était un peu perturbé par mon moniteur LCD. J’ai dû ici aussi modifier mon fichier de configuration pour entrer les bonnes résolutions et ModeLines. Quelques peu irritant si l’on considère que les autres distributions le font correctement (une des raisons pour lesquelles Ubuntu, projet dévié de Debian, a intégré X.org dans sa distribution). Premier démarrage sous Gnome (choix par défaut de Debian). La version 2.8.3 est celle fournie par la distribution, qui se veut d’ailleurs de très bonne facture, je n’ai pas trop besoin de revenir sur cet environnement.

    Une fois les bons pilotes installés, l’accélération 3D est correcte, mais pas top. Bon ok, une moyenne de 8800fps c’est bien, mais sur ma gentoo, la même machine obtient 11000fps en 24bits. Principalement car j’active le Fast Write et le Side Bandwidth. Synaptic est un gestionnaire de paquets en mode graphique (pour le mode texte, préférer aptitude qui fait du très bon travail). Synaptic a été bien retravaillé et je considère maintenant à l’utiliser alors que je préférait le mode texte auparavant. Pour la partie son, j’ai eu quelques soucis. En effet l’installation station de travail n’installe pas les pilotes ALSA, mais le correctif est simple, faîtes un simple : apt-get install alsa-base alsa-utils && alsaconf ce qui va vous paramétrer tout seul comme un grand votre carte (si celle-ci est bien supportée par Linux). Vous pouvez ensuite changer les niveaux sonores par la commande alsamixer et appuyez sur M si le volume sonore principal marque Mute.

    L’installation station de bureau vous donne aussi KDE 3.3, je sais que KDE 3.4 est dans les bacs mais la philosophie Debian et de rendre le plus stable possible les applications proposées dans la version stable et c’est exactement ce qu’ils font. A signaler que pour sarge et XFree. des paquets X.org existent que vous pouvez trouver ici : http://www.debian-desktop.org/. Je vous déconseille l’intégration des paquets Ubuntu. Pour la petite histoire, j’utilise sarge en installation depuis plus d’un an sur des stations d’université et cela marche vraiment bien, tout le matériel se fait généralement détecter sans aucun problème et les stations sont relativement stables.

    Toujours dans la section multimédia, totem est disponible pour lire des DVDs et autres médias. J’ai installé libdvdcss pour lire les DVDs des méchants d’hollywood. J’utilise pour cela les paquets de Christian Marillat, qui sont disponibles pour x86. La même page contient des sources pour PPC et AMD64, donc je vous conseille un petit passage par ce site pour récupérer des paquets tels que mplayer, libdvdcss, etc …

    Debian livre Evolution 2.0.4 (suite logicielle comparable à Outlook) qui vous permettra de gérer efficacement votre vie professionnelle et recevoir ces emails super importants sur la réunion de 15h. OpenOffice.org est livré en version 1.1.3 ce qui se fait un peu vieux (en effet la 1.1.4 est la dernière stable et la 2.0 est en passe de devenir la nouvelle stable) mais il faut encore ici resituer la rigidité de Debian en ce qui concerne la correction de bogues. Resituons également le contexte en précisant qu’ils maintiennent 11 architectures (fortement ouvert à discussion en ce moment d’ailleurs), et que les bogues sont différents selon les plateformes.

    Le support des périphériques USB n’a posé aucun problème, enfin presque. Il n’aime pas que je ne sois pas root, notamment pour mon scanner. La solution est de bien préciser votre utilisateur dans le /etc/groups pour hal, audio, cdrom, scanner, etc … Il est bien sûr possible de modifier les permissions de /proc/bus/usb mais pour une raison obscure, il n’a pas voulu. La gestion multimédia a sinon marchée sans aucun souci.

    Une petite note à présent concernant le déploiement de Debian en environnement de serveurs. J’utilise Debian depuis 5 ans et sid (instable) depuis 3 ans en serveurs, ainsi que plusieurs variétés de stable (potato, woody et sarge) et je dois dire que pour du serveur, Debian marche excessivement bien, une fois installé, plus aucun besoin de réinstaller quoique ce soit, toutes les mises à jour sont par le réseau mais là où certaines distributions rendent la mise à jour incompatible, Debian a toujours mis un point d’honneur à faire de chaque mise à jour l’opération la plus simple possible.

Enfin, pour ce test, je dois dire que Debian Sarge est quand même très loin de Woody (dont j’avais fait le test en septembre 2002). Sarge contient plein de bonnes choses qui devraient faire le bonheur des administrateurs en ce qui concerne l’administration par le réseau d’un parc de machines (que cela soit stations ou serveurs). Les plus fous tourneront en sid (j’ai plusieurs serveurs sous sid) ce qui marche franchement pas trop mal si ce n’est un bug critique tous les 6 mois ou plus. Donc sarge a beaucoup pour plaire, et pourra séduire beaucoup de personnes par sa simplicité d’administration. Elle ne fait pas partie des distributions les plus simples à installer mais une fois en place, sa communauté a suffisamment à apporter pour contenter.