Voila qui est vrai et ce que je devrais dire à chaque fois que j’entends merci. Je suis comme beaucoup, “l’informaticien” de la famille, celui qu’on appel pour résoudre les petits bobos de l’informatique familiale, petits ou gros bobos devrais-je dire, puisque généralement je me retrouvais devant des PC contaminés par des virus, trojans et autres merdes ou devant des PC qui ne répondent plus. Ça c’était avant Linux partout et pour tous, c’était l’époque de Windows et de ses updates.

Aujourd’hui, la plupart de mon entourage sont sous Linux, pardon, GNU/Linux! Ce qui change, c’est que je n’ai pas autant de boulot qu’avant, plus autant de choses à faire, plus autant de réparations sauvages à faire, plus autant de merci, plus autant de restaurants, etc…, juste quelques sauts de versions à faire sur des Debian stable qui ne bougent pas dans le temps.

Je n’ai jamais voulu être utile à quelqu’un, je n’ai jamais voulu être indispensable pour quelqu’un, si je le fus c’est de bouches à oreilles, j’ai très vite voulu trouver un moyen de me débarrasser de ce rôle, le faire pour les proches mais vraiment proche oui sans hésitation mais pour les collègues ou l’entourage des proches… À un moment, je n’avais plus de temps libre que de faire des sauts chez les gens, parfois sans même les connaître, pour faire des réparations. Ce fut des petits trucs au début, puis des réparations allant même sur du matériel, jusqu’au remplacement de celui-ci payé en avance de ma poche.

La goutte d’eau fut le jour où j’ai fait une ré-installation de Windows sur un PC qui avait merdé lors d’une mise-à-jour de XP, j’ai signalé au gars que sa carte mère donnait des signes de faiblesse, le gars pas de soucis, me donna feu vert et puis si ça lâche pas grave, il me donnerait ce qu’il faut pour… Sauf que ça a lâché, de là il m’accusa d’être le responsable de cette casse, menaçant et tout, heureusement que je ne suis pas facilement perturbable, allant jusqu’à me salir devant le pote qu’on avait en commun, un collègue de travail et ami, témoin à mon mariage et devant le père de celui-ci (le beau-père de mec enragé) qui me connaissait bien… C’est surtout ce dernier qui le rabaissa et lui demanda de me faire des excuses, ce qu’il exécuta, reprit son ordi par la même occasion. À ce moment j’ai pigé que je ne voulais pas de ça, me faire insulter de voleur par des cons qui savent rien du monde informatique, non merci.

Aujourd’hui je me contente des proches, mais vraiment proche, fini le reste, puis aussi sous certaines conditions, dont une qui est obligatoire, c’est de passer à du tout linux via Debian. Oui je ne traite plus les Windows, surtout les wind10 qui sont pas mal à merder pendant leurs mise-à-jour, j’en ai eu quelques-uns, dont un que j’ai viré pour le remplacer par du Ubuntu pour le moment et qui finira par passer sous Debian quand j’aurais le temps. Car c’est aussi ça, le temps, avoir du temps pour ça, m’occuper à réparer les conneries d’un OS privateur et curieux, les conneries aussi des utilisateurs qui font tout et n’importe quoi, bref, avoir le temps et l’envie de jouer à chercher le pourquoi de la chose, trouver des solutions pour les autres alors que c’est moi qui me fais chier. Je ne trouve plus les solutions pour autrui mais pour moi uniquement, des solutions sur le long-terme, des choses qui vont tenir sans avoir à passer fréquemment, des trucs qui se feront le plus souvent à distance.

Debian le maître mot, Debian la solution ultime, Debian l’universel!

universal operating system

Il y a des ratés, mon oncle pourtant sous linux depuis de longue date, a changé de PC, il a viré le fixe pour un portable et me la donné pour bons et loyaux services, et est resté sur l’OS vendu avec le portable: Windows 10. Je le comprends, je suis moins là dans les recherches de solutions, ses potes sont sur cet OS, les solutions que ses potes lui donnent tournent sur cet OS, il a raison. D’un autre coté, je ne prends pas ça pour une rature mais un salut, il y reviendra, j’ai déjà mon téléphone qui sonne bien plus souvent depuis son retour sous Windows, sauf que je suis catégorique, non je ne connais pas cet OS, non je ne chercherais pas un truc qui de toute façon n’est qu’une rustine à mettre sur un blessé de guerre…

Dans l’ensemble, j’ai gagné en tranquillité, je passe des week-ends chez moi, devant la TV, le PC, ou simplement avec ma famille, chose qui était impensable il y a quelques années. J’ai moins de restos, moins de cadeaux, moins de merci, c’est tout et je m’en porte pas plus mal.

Je n’ai pas de mérites, c’est pas moi qu’il faut remercier, c’est le projet du logiciel libre dont Debian n’est qu’une branche.