J'ai perdu le pari, je suis de retour sur Debian Stable.

J'ai perdu le pari, je suis de retour sur Debian Stable.

Je savais en pariant que j’allais perdre, on ne change pas sa façon de faire ni celle de penser, j’ai une manière de vivre l’informatique qui n’est pas compatible avec le modèle à publication continue, c’est comme ça.

Tout n’est pas à jeter à la poubelle, j’ai vu des choses qui me plaisent bien, qui seront dans les prochaines Leap de openSUSE, mais d’autres clairement ne m’inspirent pas. Pour commencer on peut dire que Wayland pour tous et partout c’est pas encore pour demain, j’ai pu voir le nouveau module pare-feu de Yast, il rappel le simple mais efficace SUSE2firewall, un Plasma de plus en plus léger en ressources, un GNOME qui normalement est moins gourmand en ressources (pas vu de différences énormes), bref de bonnes choses en sommes!

Alors on va dire que je suis réfractaire aux rollings, oui et non, mais je ne suis pas plus fan de certaines distributions de type fixed qui sont fréquemment mises-à-jour, par exemple je ne me vois pas sur une Arch, une Sid ou une Tumbleweed comme je ne me vois pas sur une Fedora! Sans cracher dessus, Fedora est top pour tout utilisateur de GNOME, je ne vois pas mieux pour ce bureau, ce n’est pas le cas pour les autres environnements mais c’est un autre débat, par contre au vu de comment je pense l’informatique, comment je vois l’informatique, Fedora est tout l’opposé de ce que j’ai besoin. Je ne vois pas l’intérêt d’une telle distribution, je ne sais même pas comment personne pensent à la faire passer en rolling, dites moi l’intérêt d’une fixed qui bouge autant qu’une rolling? C’est pas du tout ce qui a de plus pratique, si je reste sur une fixed c’est que j’y gagne quelque chose, en terme de temps, en terme de maintenance, j’ai par exemple eu ce même jour une grosse update sur Debian, c’est à dire 44 paquets, mais c’est plutôt rare, ce qui me permet de gagner du temps pour autre chose, puis une fois tous les deux ans je fais un upgrade qui dure 40 minutes environs… Mais là avec Fedora, c’est toutes les semaines que l’on a une bonne quantité de updates, puis une fois dans l’année on doit se taper un gros upgrade.

J’ai donc perdu, j’ai pas tenu longtemps sur Sid, un peu sur tumbleweed mais non, c’est pas mauvais c’est juste pas fait pour moi, je ne m’y vois pas, des bugs, des trucs à chercher pour faire fonctionner, des choses qui ne sont pas encore fiables ou finis et qui sont déjà mis en avant, non merci je passe mon tour!

Tant que j’en étais, avant de me refaire une stable pour la dernière fois –oui je ne bougerai plus–, je me suis installé une Fedora 29, comment dire sans froisser? On commence par quoi? Ah les bons points ça ira vite, GNOME 3.30 est léché, bien fini, fonctionnel, devient toujours un peu plus plaisant à chaque version, c’est bien, mais c’est tout… Allons aux mauvais points, on est vraiment en face d’une distribution “labo”, on est les cobayes de RedHat, du coup bah on a un GNOME lancé par défaut avec Wayland, c’est bien ça marche plus ou moins bien en virtualisation, mais c’est autre chose en durs: lenteurs, freezes, applications qui ne se lancent pas ou pas du premier coup, perte de fonctionnalités, …

Autrement il y a aussi DNF, la blague DNF et son non pas moins hilarante interface nommée Dragora. Je connaissais pas mal son ancêtre, le nommé YUM, déjà pas au point niveau vitesse, me donnant alors l’impression que le RPM était bien moins rapide que le reste des formats de paquets binaires, mais DNF ne fait rien de mieux là-dessus, il est lent mais lent, entre ça et son manque de clarté dans ses recherches ou ses listes d’informations… Je comprends pas comment on peut faire si mal ce que SUSE a su faire si bien avec ZYPP/ZYPPER, mais ça c’est RedHat, ils n’aiment pas ne pas être les auteurs amonts/upstreams… Bon Zypp est un cas un peu à part car contrairement à la plupart des autres interfaces de gestionnaire de paquetages RPM, il est principalement écrit en langage compilé, C ++, du coup il est bien plus rapide, par opposition à DNF et yum qui sont écrits principalement en langage interprété, Python, et urpmi (de Mageia / Mandriva) qui est écrit dans le langage interprété, Perl –un peu comme le GSS Hugo face à Jekyll ou Pelican–. Du point de vue des utilisateurs, l’importance est que cela peut donner à ZYpp un avantage de vitesse par rapport à ces gestionnaires de paquets mais de là à ce que DNF fasse plus lent et sale que APT, c’est tout de même drôle! Zypper est également écrit en C ++, tandis que YaST est écrit en Ruby, un autre langage interprété, tout aussi lent –voir plus– que Perl ou Python.

Ah, je me moque gentiment de DNF mais pour son interface je vais y aller plus fort et moins gentils, c’est de la merde, rien de plus, c’est une interface reprenant celle de RPMDrake de Mandriva/Mageia, c’est à dire un truc qui a plus de dix ans, qui n’a que peu évolué, qui garde le fonctionnement préhistorique de RPMDrake, qui est lent, qui bugs, parfois même n’allant pas au bout sans planter… Clairement Fedora devrait déjà méditer à retirer ce truc digne de l’héritage mal entretenu de Mandriva, faut stopper le massacre et dire merde au passé. On va dire que c’est Mageia et donc je donne des coups gratuitement, mais non, quand c’est bien je le dis, maintenant, c’est plutôt rare et là sur ce point ce truc est de la merde, un peu comme quand Mageia se vante d’utiliser URPMI et DNF, que tu testes les deux et qu’aucuns des deux ne te donnent le même résultat, un trouvant certaines updates et l’autre encore d’autres. Bref, ne parlons pas des mourants, ne remuons pas la merde, ça pue déjà assez comme ça autour des descendantes de Mandriva, reprenons la partie gestionnaire de paquets, aucune installations de paquets ne s’est faites dans le calme et la sérénité, ça a fait gueuler mon PC, la RAM à fond, les processeurs eux aussi à fond,… Des plantages en veux tu en voila, et la lenteur, mais la lenteur, que DNF soit lent, oui mais là on en rajoute encore une couche rien que pour afficher les recherches.

Je l’ai dis, je n’allais pas être tendre, dommage car si Wayland est désactivé, le GNOME est agréable, fonctionnel, vraiment j’ai apprécié la Fedora sur ce point, je dis clairement, utilisateurs de GNOME sauté dessus mais désactivé Wayland ou du moins démarrez une session GNOME-Xorg. DNF est lent, oui et alors, celui qui ne connaît que YUM ne verra pas de différence, puis sinon mise à part cette relative lenteur, il est fonctionnel, fait le taf comme on lui dit, du reste vraiment pas mal l’intelligence de faire en sorte d’installer les packs de langues en fonction de notre nationalité, APT ne le fait pas, faut que je lui dise d’installer la langue FR pour Thunderbird par exemple, ou tout autres applications ajoutées. Zypp de openSUSE le fais aussi, il ajoute toujours le pack de langue qui correspond à notre choix. Après je ne la prendrais pas, ne correspondant pas à mon besoin de tranquillité et l’idée que j’en ai du modèle de distributions fixed.

Donc me revoilà sur une Leap pour le portable, la Tumbleweed qui y était depuis trois semaines, a cédé sa place, mon fixe quand à lui, est de nouveau sur une Stable de Debian. Je retrouve la relative tranquillité de la openSUSE pour le portable, c’est propre, on oublie les changements effectués dans la rolling, ça marche et c’est stable.

Je ne bougerai plus dorénavant, je suis reparti pour faire dix ans comme ça, ça m’a bien dégoûté de faire les nombreuses installations et configurations pour enfin de compte revenir au point de départ. Si, je continue de tester le bureau Mate sur ma Debian, c’est pas mal, j’ai fais des changements d’ordre esthétiques, je trouve toujours autant peu ergonomique les deux panels, je dois dire que le top a été pour moi Unity, je continu de penser que Ubuntu n’aurait pas dû lâcher ce bureau!

mon bureau actuel sous Mate