Il faut sauver le soldat Asus: 1 semaine avec Debian.

Il faut sauver le soldat Asus: 1 semaine avec Debian.

Je suis donc repassé une semaine jour pour jour, voir si le passage d’une Ubuntu vers une Debian était transparente. La réponse fut totalement incolore, indolore, transparente!

Je ne pensais pas avoir autre chose comme réponse, mais ça fait du bien de sentir que ce qu’on fait est respecté.

C’est une Debian, alors comme je le répète souvent, ça bouge pas ou peu et depuis le 16 février 2019 et la publication de la mise à jour de Debian 9.8, je n’ai eu que deux pauvres updates sur une installation de base avec GNOME.

Je ne peux pas dire que ça me froisse ce coté pépère, au contraire c’est ce que je recherche et dès que je sors de cette ligne de confort/confiance, je ne suis pas à l’aise. J’ai beau regarder ailleurs, j’ai beau aller sur openSUSE pour mes autres PC, notamment une rolling avec Tumbleweed, je reste dans un truc moins confortable pour moi. Encore aujourd’hui, plus de 400 updates sur la Tumbleweed KDE, je passe de Plasma 5.15.3 à 5.15.4, pour plus ou moins 600Mo… Ça correspond pas à mon informatique, ça correspond pas à ma façon de fonctionner et ça attire plus d’ennuis même mineurs que de bons cotés. Je regarde VLC sur ma Tumbleweed, je n’ai plus les réseaux DLNA de fonctionnels/visibles/utilisables/lisibles alors que sur ma Debian, si… Je ne pourrais même pas dire quand le soucis est apparu, bref, c’est minime mais c’est pourtant quelque chose qui me sert assez souvent sur mon PC principal.

C’est juste un exemple de ce que courir vers la dernière version pour pas gagner plus peut apporter. Autre exemple, sur plusieurs des PC que j’utilise ou que j’ai la charge, je me suis aperçu que depuis Plasma 5.9 je me retrouve avec des artefacts et c’est donc peu ou pas utilisable. Je ne m’en serais jamais rendu compte si seulement j’avais pas testé autre choses que Debian, allant même jusqu’à tester brièvement sur d’autres ordinateurs que le mien pour confirmer la chose. J’ai donc passé en revue les Archlinux (avec Antergos - Manjaro), Ubuntu (Kubuntu - Neon), openSUSE (Leap - Tumbleweed) et Gentoo (Calculate) pour essayé de voir le pourquoi du comment. Rien, j’avais les artefacts peu importe ce que je mettais dans la configuration. A priori, la version 5.15 règle le soucis –voir même 5.14.x–.

Ce que je veux qu’on retienne de ce billet, c’est simplement que ma petite Debian me permet de gérer tranquillement des personnes dont les PC ne sont pas différent de leurs voitures, ils veulent bien faire le plein et le lavage mais rien d’autre. Avec Debian, 2 petits updates alors qu’avec la Tumbleweed j’en ai eu plus de 400 en une semaine.

Quand on me parle de Fixed bon à aller à la benne, que les Rolling sont le présent ou bien le futur pour le desktop, je me dis que je dois être dans un autre monde avec un autre raisonnement. Je suis sûr que c’est un bon modèle, qui m’attire de plus en plus grâce à Tumbleweed et son format de fichier Btrfs + Snapshot qui permettent de faire des retours en arrière facilement si un soucis se présente. J’admet aussi que sa stabilité n’est plus à faire. Par contre, je reste persuadé que la rapidité de cette course en avant pour proposer toujours plus vite les dernières versions est un gage de failles et de bugs présents bien plus souvent que sur une Fixed. Je ne dis pas que le modèle Fixed est exempte de bugs, c’est trop facile de le penser mais ce n’est pas le cas, par contre on ne fait pas rentrer de nouveaux qui peuvent être bien plus pénibles ou dangereuses vu le jeune age et le peu de test ou de recule des versions données.

Autrement dit, je fais parti des gens qui ne vont pas changer de voitures car la sienne n’a pas l’option à la mode dont on se sert qu’une fois dans notre vie… Je ne fais pas parti des gens qui changent de femme parce qu’elle n’est plus aussi mince qu’à ses débuts… Je ne cours pas après le progrès, j’ai une TV qui a plus de 15 ans, je n’ai racheté qu’une autre pour mettre l’ancienne dans mon bureau et la nouvelle dans le salon car celle-ci est bien plus grande… Je pourrais dire à quel point je ne suis pas à la recherche de la nouveauté, que je ne suis pas un suiveur, mais ça serait bien trop long. Par contre, je vais seulement dire que je vie ma vie informatique comme je vie ma vie réelle, avec du solide, en recherchant la stabilité, la solidité et rien d’autre.

Donc, voila une grosse semaine que le changement a eu lieu et pour le moment –et je ne vois pas comment il pourrait en être autrement– pas de mauvaises surprises.