Le blog de Seb

PassionGNU/Linux, la passion du Libre...

Mar 29, 2019

"Il faut sauver le soldat Asus."

Je dois en effet "sauver" deux ordinateurs de leurs utilisateurs peu soigneux ou de leurs OS actuels. Pour ceux qui ont des Asus sous Windows, ils vous auraient pas passé inaperçus la grande trouvaille qui se passe sur la toile, le système de mise-à-jour Asus a une faille et des millions d'ordinateurs sont touchés par un virus, de ce que j'ai compris et en gros car ce n'est pas le sujet de ce billet, c'est une faille touchant l'application des mises-à-jour Asus sur les Windows et ça fait beaucoup de bruits.

Là, dessus une personne ayant un Asus me fait un petit mot en panique, bon cette personne ne risque pas grand chose puisque elle est sous Ubuntu mais je vais quand même passer changer tout ça. J'ai mis, il y a quelques temps déjà (deux ans) une Ubuntu 17.10 en vitesse pour les dépanner d'un Windows 10 qui nous faisait un bel écran de la mort bleu. Le truc c'est que je voulais attendre la sortie d'Ubuntu 18.04 et les passer dessus via un upgrade, mais non, je n'ai pas eu le temps et c'est sur un OS qui n'a plus de mise-à-jour depuis une bonne grosse année qu'ils sont restés.

Oh, il n'y a pas mort d'homme, de toute façon Windows a tué le peu de courage qu'ils avaient appris pour maintenir à jour leurs OS. Avant cela et depuis longtemps, ils étaient sous Ubuntu, ça marchait juste comme il fallait, les mises-à-jour étaient faites car ils avaient compris la nécessité de les faire --expliqué par votre serviteurs--, sans craintes, sans heurtes, sans cris, tout dans la simplicité qu'offre Ubuntu --et surtout APT--... Mais des personnes ayant des idées de génies, leurs ont offert un ordinateur de marque Asus avec un Windows 10 dessus et les fameuses mises-à-jour automatiques mais qui cassent l'OS comme on a pu le voir avec cet écran bleu...

Ce qui a suivi est simple, je suis venu avec une Ubuntu téléchargée en vitesse, installée aussi en vitesse et ils n'ont plus fait de mises-à-jour même en ayant beau dire tout ce que j'ai pu pour les rassurer comme quoi c'était Windows qui savait pas les faire --et dire qu'ils comptent passer cet OS en rolling...--, mais non rien...

Donc je profite de ce genre de conneries pour passer et prendre le temps de faire le taf qui m'incombe, sauf que je ne prendrai pas Ubuntu n'aimant pas les choix techniques qui en découlent comme le mélange de paquets universels et de DEB ni sur la cadence du nombre de paquets dans les updates. À la place je dois faire un choix sur le plus long terme et plus en phase avec ce que j'utilise et sur quoi je contribue, donc Debian ou openSUSE.

Je pense m'orienter quand même vers une Debian, non pas que je la préfère, non au contraire j'ai tendance à préférer openSUSE pour tout, mais pour le peu de mises-à-jour dans une stable au cours de sa vie contrairement à openSUSE Leap qui en a beaucoup. Je prends l'exemple de la openSUSE Leap, sur un an c'est plus ou moins 600 paquets mis à jour--seulement si on a les dépôts officiels, bien plus avec packman et autres extras--, de là une fois par an, il faut upgrader (changer de version) c'est donc de nouveau une grosse quantité de paquets. Bien que pendant trois ans il y aura 3 versions mineurs donc sans gros chamboulements avec juste des programmes comme LibreOffice changeront entre temps mais pas GNOME ou le Kernel qui eux auront des rétro-portages de code, contrairement aux versions majeurs qui sont bien plus lourdes.

Avec Debian, en un ans j'en aurai une centaine à tout casser, sur deux ans (puisque tous les deux ans il y a une nouvelle version) ça fera 200 paquets plus ou moins sans gros changements, juste des corrections de bugs et de failles mais pas de nouveautés ni de changements. Tous les deux ou trois ans, je ferai un upgrade sans réinstaller comme je fais déjà partout ailleurs où j'ai installé des Debian.

Dans les deux cas, je peux automatiser les updates pendant la version stable en cours, pour openSUSE il y a un module dans Yast pour faire les updates automatiquement sans action de la part de l'utilisateur. Le yast2-online-update est le gestionnaire graphique de mises-à-jour dans openSUSE par défaut, il suffit d'installer et de configurer le module yast2-online-update-configuration pour que ce dernier fasse tout à notre place sauf le redémarrage. Ce module existe depuis un grand nombre d'années et je le connais depuis la SUSE 9.3 de 2005, comme on peut voir sur cette image:

Online-update-config

De nos jours:

Online-update-config

Pour Debian, comme toujours plusieurs solutions s'offrent à nous, je vais citer quelques une. Tout d'abord un simple script cron (/etc/cron.daily/apt installé par le paquet apt) permet de spécifier la fréquence de mise à jour des listes de paquets, la fréquence de téléchargement des paquets mis à jour, la fréquence de nettoyage du cache d'APT. Il y a aussi apticron, qui fait exactement la même chose que le script à une ou deux exceptions prés.

Le soucis de ces deux solutions, c'est que l'installation des dites mises-à-jour reste à la charge de l'utilisateur et dans mon cas ça serait comme pissé dans un violon puisque la personne ne les appliquera pas. Tout comme la solution graphique update-notifier / update-manager, n'irait pas pour la même raison en plus de ne pas être transparent. Non, il faut que ce soit invisible et totalement automatisé, je pourrais partir sur les solutions plus haut que sont apticron et/ou le script d'apt et ajouter un script:

export DEBIAN_FRONTEND=noninteractive
yes ’’ | apt-get -y -o DPkg::options::=”--force-confdef” -o DPkg::options::=”--force-confold” dist-upgrade

Mais comme c'est Debian, une solution toute faite est déjà disponible et a pour nom UnattendedUpgrades, c'est donc sur celle-ci que je me tournerai puisque l'utilisant déjà chez de nombreuses personnes.

Vous l'aurez compris, je vais y coller une Debian, non pas parce que c'est la meilleure des distributions linux, non juste que pour moi c'est la plus simple et la plus tranquille dans la gestion et l'administration à distance ou sur place et sur le long terme. La openSUSE surpasse d’après moi la Debian, sauf qu'elle bouge bien trop pour moi et que c'est plus risqué du coup de la mettre en update automatique, 800 paquets minimums sur un an et en plus un saut (upgrade) de version annuel, c'est bien trop pour moi. Connaissant bien openSUSE, il y aura pas mal d'applications qui bougeront, je pense à LibreOffice, à tout ce qui est KDE et j'en passe..., surtout avec le dépôt packman d'activé (obligatoire pour le multimédia et consort) qui met à jour continuellement ses applications empaquetées dans leurs dernières versions.

Au passage, je défie quiconque de me dire de prendre une rolling pour faire pareil, je suis pas suicidaire et je maintiens que la fixed est bien plus tranquille surtout si on veut automatiser tout ça.

J'aurais pu garder la Ubuntu et la faire évoluer de version en version, mais d'une part ça fait bien 1 bonne année sans aucuns updates, d'autre part c'est aussi une distribution que je trouve trop valsante pour des personnes ne voulant rien faire et où on doit automatiser la moindre chose. Et dernière chose, je n'aime vraiment pas l'idée de mélanger Snaps et DEB ou du moins de nous imposer des Snaps par défaut pour certains programmes.

C'est un ordinateur assez récent, tout au plus il a deux ans alors j'espère que la stable de Debian actuellement sera capable de bien reconnaître le matos, sinon on partira sur une openSUSE provisoirement le temps que Buster sorte...

Pour ce PC, ça sera tout, c'est déjà assez pour moi. Maintenant parlons de l'autre, encore plus grave dans l'inaction des personnes utilisant juste leurs PC sans les entretenir et que certains prétendent que des rolling leurs seraient plus profitable.

L'autre PC est donc déjà lui aussi sur Ubuntu, c'est une personne qui a un certain bagage sous linux, qui se dit geek mais qui pour moi n'est qu'un michu en puissance... Il m'avait certifié qu'il entretenait la Ubuntu 14.04 que je lui avais collé et même passé de version en version. En fait, il n'en est rien, il a bien mit à jour sa 14.04 mais rien d'autre, n'utilisant pour cela que la commande apt update && apt upgrade au lieu du dist-upgrade qu'on est en droit de s'attendre venant d'un geek. Dernièrement et au bout de cinq longues années, il a compris son erreur et a voulu rectifier sauf qu'il a voulu sauter directement à la 18.04 au lieu de rattraper sa connerie de version en version (d'abord passer de 14.04->16.04->18.04).

Le plus simple aurait été de le faire graphiquement, je suppose que update-manager passe les versions qui suivent et non sauter des version LTS en cours de route, mais lui a voulu se la jouer devant ses copains à celui qui a la queue la plus longue, dommage on m'a toujours dit qu'il fallait mieux avoir une petite travailleuse qu'une grande feignasse.

Oui je ne l'épargne pas dans ce billet, je vais devoir me taper une quarantaine de kilomètres pour juste rattraper sa gourde si il n'arrive pas à refaire une installation d'un linux, alors oui j'ai de quoi être énervé. L'autre solution c'est qu'il s'installe sa Manjaro, puisqu'il veut passer sur une rolling --je rigole déjà-- car un de ses potes est dessus, ça fait plus geek de dire Archlinux que Ubuntu ou Debian devant les copains... Tout en sachant qu'il a déjà fait un saut sur une rolling entre deux Ubuntu, plus exactement une Archlinux --une Cinnarch pour être plus précis-- qu'il a réussi a garder 2 semaines. Bref, l'idée d'une rolling pour tous n'est pas encore pour demain et Manjaro n'en est que l'illustre exemple. Je pense que d'ici un bon gros mois j'aurais quelque chose à dire sur ça.

Je dis pas que le modèle n'est pas fiable ou viable, mais l'entretien est bien plus contraignant et au vu de sa Ubuntu, je me dis que c'est peine perdue. Je pense que la rolling de openSUSE aurait été plus simple et fiable en entretien, mais ça n’empêche pas que la vitesse d'arrivé des applications dans les dépôts est un gage de problèmes de fiabilités de la distribution. J'en ai eu à l'époque où j'utilisais arch, autant dans de rares fois que les updates merdaient (par ma faute car je ne lisais pas à chaque fois les notes) ou des applications dont les dépendances n'avaient pas encore toute bougé --plus le cas j’espère--... La Tumbleweed est pour moi la seule qui pourrait me faire passer dans ce modèle mais certain bug qui va de paire avec la vitesse d'arrivé des paquets et le peu de recul qui en découle me font rester sur le fixed.

J'ai fini ce billet, je n'ai plus qu'a prendre du pop-corn, m’asseoir dans mon fauteuil et regarder ce qui va suivre.

Mar 28, 2019

"Le Board d'openSUSE Peter T. Linnell est décédé le 18 mars"

Peter T. Linnell

Peter était largement connu en tant que fondateur de Scribus, le Libre Graphics Meeting et contributeur enthousiaste à d'innombrables autres projets de logiciels libres. Pour openSUSE, il a assumé la responsabilité en tant que membre actif de notre équipe de révision des packages et a été membre du conseil d'administration d'openSUSE à deux reprises, de 2011-2012 à 2014-2016. Peter est décédé il y a une semaine après une longue bataille contre le cancer. Il laisse dans le deuil son épouse Pauline et sa fille Stella. Sa notice nécrologique mentionne des manières d'honorer sa vie.

Nous nous souviendrons toujours de Peter comme d'un bricoleur, avec une passion sans bornes pour comprendre le fonctionnement interne et la signification des logiciels et des personnes. Adieu Peter, vous manquerez à la communauté openSUSE.

Mar 25, 2019

"Sortie de Mate 1.22"

Je ne vais pas épiloguer sur un bureau qui pour moi n'est qu'une façon de dire merde aux changements, du reste marrant que beaucoup d'utilisateurs de rolling utilisent ce bureau, mais je vais quand même reprendre une partie de l'article sur Linuxfr:

Le 18 mars 2019, après 1 an de développement, l’équipe de MATE Desktop a publié la version 1.22. MATE Desktop Environment est la continuation de GNOME 2, il fournit un environnement de bureau intuitif et attrayant en utilisant les métaphores traditionnelles du bureau. MATE est en cours de développement pour intégrer de nouvelles technologies (systemd, GTK+ 3, Wayland, etc.) tout en préservant un environnement de bureau traditionnel.

La version 1.10 sortie en juin 2015 permettait les premières constructions expérimentales de MATE Desktop avec GTK+ 3. La version 1.18 sortie en mars 2017 était le passage complet à GTK+ 3 avec la suppression des options de compilation pour GTK+ 2. La version 1.20 sortie en février 2018 était la stabilisation de l’usage de GTK+ 3 avec la correction de bogues, la suppression de code mort, le remplacement de fonctions et widgets obsolètes, la correction d’alertes du compilateur. La version 1.22 apporte le début de la prise en charge de Wayland en utilisant le compositeur Mir et le début de l’intégration continue avec Travis.

Cette version continue de consolider la prise en charge de GTK 3 avec le remplacement de fonctions et widgets obsolètes.

Dans les améliorations des fonctions vraiment indispensables et qui font saliver les windowsiens, je note:

  • le poisson Wanda est maintenant correctement dessiné sur les écrans HiDPI ;

Sur ceux, je retourne sous mon GNOME sans le poisson Wanda --mince alors-- ! :)

Mar 23, 2019

"Distrowatch: uniformisation de la curiosité et de l'intérêt pour les distributions linux"

Ou si je reprends un titre de billet de Fred: De l’uniformisation des distributions GNU/Linux… À l'époque Fred parlait de KDE et des distributions linux qui ne personnalisaient plus autant le DE comme ce fut le cas auparavant, de mon coté, je vais aller plus loin et parler de la base qui est maintenant à 80 % une Debian --à peine exagéré--.

Alors je vais ouvrir une parenthèse pour parler un peu de mon cas, je suis utilisateur uniquement de Debian stable et openSUSE Leap, je contribue dans les limites de mes compétences à ces deux seules distributions. Dans le cas de Debian, vu que celle-ci est une des bases les plus utilisées, ça revient à dire que je contribue aussi aux distributions qui en découlent comme Ubuntu, Devuan, Mint, MXLinux... Ce qui suit est seulement un constat que je fais, qui se base sur un site qui recense l'intérêt pour les distributions selon le nombre de visites des pages des dites distributions. Fermons la parenthèse.

Je vous laisse juger des résultats allant de 1 an à 1 semaine(18-03-2019), j'aurais pu aller plus loin (au delà de 10) mais ça ne change pas des masses.

last 12 months:

1 Manjaro 3822= | 2 MX Linux 2376> | 3 Mint 2329< | 4 elementary 1769= | 5 Ubuntu 1468= | 6 Debian 1186< | 7 Fedora 899= | 8 Solus 844< | 9 openSUSE 776> | 10 Zorin 642< |

last 6 months:

1 Manjaro 3680< | 2 MX Linux 3257> | 3 Mint 2190< | 4 elementary 1880< | 5 Ubuntu 1381> | 6 Debian 1219= | 7 Fedora 959> | 8 Solus 853> | 9 openSUSE 808> | 10 Zorin 669= |

last 3 months:

1 MX Linux 4148> | 2 Manjaro 3577< | 3 Mint 2202< | 4 elementary 1586< | 5 Ubuntu 1452> | 6 Debian 1293> | 7 Solus 945> | 8 Fedora 929> | 9 openSUSE 845= | 10 ReactOS 690> |

last 30 days:

1 MX Linux 3864> | 2 Manjaro 3295< | 3 Mint 1920< | 4 Ubuntu 1574< | 5 elementary 1458< | 6 Debian 1303< | 7 Solus 1106> | 8 Fedora 939> | 9 openSUSE 887> | 10 ReactOS 808> |

last 7 days:

1 MX Linux 3975> | 2 Manjaro 3278< | 3 Mint 1943< | 4 Solus 1614> | 5 Ubuntu 1576< | 6 elementary 1465= | 7 Debian 1263< | 8 Fedora 1018> | 9 ROSA 919> | 10 deepin 857> |

Première chose qu'on note c'est que le modèle rolling n'est pas des plus populaires, du moins n'attire pas les curieux, si je ne me trompe pas seul 2 ou 3 distributions sont des rollings dans le top 10 dont Solus et Manjaro (pour les autres c'est à me confirmer). Les distributions du type Fixed sont à la fête avec au moins 70% à 80% des distributions du top 10. Même en allant plus loin en prenant le top 20, on arrive plus ou moins aux mêmes résultats c'est à dire 70-80% de Fixeds. Comme quoi le modèle Fixed n'est pas mort ou désuet et a de beaux jours devant lui, pas seulement dans le milieu pro ou serveur perso.

La deuxième chose est encore plus flagrante, c'est le terrain perdu par les distributions à base RPM par rapport à mes débuts en 2005. Vous vous amuserez à regarder les différentes années, mais en gros c’était de l'ordre de 40% DEB et 40% RPM, sur certaines années, il y avait un avantage RPM sur les DEB et vise versa (surtout 2012/2014), mais en gros c'était plus ou moins jeu égale.

DEB/RPM

De nos jours, la famille RPM dans ce classement est représentée seulement par deux distributions qui tiennent le coup et qui sont pour les deux sponsorisées par des sociétés du logiciel libre que sont RedHat (Fedora) et SUSE (openSUSE).

Distribution_Timeline

Pourquoi une telle consanguinité? Pourquoi une telle hécatombe de la famille RPM? Pourquoi cette inversement de popularité faisant du format DEB le plus utilisé alors que c'est bien le format RPM qui est approuvé pour être conforme au Linux Standart Base (LSB)?

Lsb-logo.jpg

Quand j'ai commencé en 2005, c'était sur du RPM, notamment SUSE 9.3 puis une Mandriva 2006, j'ai connu en partie les soucis des vieux fichiers venant d'une ancienne version d'un logiciel et aussi les plantages d'un logiciel installé à cause de conflits logiciels qu'on appel "enfer des dépendances". Oui encore à cette époque, les distributions RPM n'étaient pas au point la-dessus alors que la famille Debian l'était. Oui les gestionnaires de paquets RPM avaient de sacrés tares, la lenteur pour tous (YUM, Yast et URPM), des interfaces lentes comme Yast (SUSE) ou RPMDrake (Mandriva), des méthodes d'installations peu pratiques comme avec URPM (voir ce billet sur Mageia car encore d'actualité), les RPM non compatibles entres distribution, le manque de logiciels empaquetés en RPM alors qu'ils étaient disponible en DEB...

De nos jours quelques tares subsistent encore mais la plupart ont été corrigé, faisant égalité avec le format DEB qui n'a plus la supériorité de ce point de vue.

Étant utilisateur des deux familles ennemies, je ne peux pas vraiment dire ce qui rend supérieure le DEB pour moi, oui je continue à avoir une préférence pour le DEB, pour ce coté tranquillité des mises à jour, pas d’écrasements de fichiers de conf, pas de changements brutaux, pas de lenteurs particuliers --DNF est guère plus rapide que YUM-- et surtout la sécurité d’être sûr de passer d'une version à une autre sans soucis --quoique je n'ai pas à me plaindre de la openSUSE sur ce point au contraire--. Mais revenons à ce classement.

On pourrait aussi apprendre davantage sur l'intérêt des bureaux à la mode, mais là c'est totalement hypothétique et ne m'en tirez pas rigueur, si on présume que les visiteurs vont sur la distribution pour le bureau par défaut de celle-ci, on peut se dire que KDE/Plasma n'est plus à la fête et que les environnements GTK dont GNOME et Xfce, le sont. Comment je réfléchi, je me dis que si les gars vont sur Fedora c'est pour GNOME (bureau par défaut), pareil pour Debian (si si, le bureau par défaut est GNOME); à contrario, openSUSE c'est KDE. Alors c'est juste une supposition, qu'on ne m'en tienne pas rigueur, je lance une hypothèse comme ça mais pourquoi pas après tout combien d'utilisateurs touchent réellement à la configuration de l'installation?

Bref, ce site n'est en rien un calculateur d'utilisateurs, tout au plus il n'est qu'un visuel de l'intérêt/curiosité à un instant T pour les distributions. Cependant, on dénote toujours de l'intérêt grandissant pour la base Debian/Ubuntu qui n'est pas pour me déplaire. On va de plus en plus vers une uniformisation de nos distributions, que ce soit tant logiciels que base, vers une débianisation totale comme un grand trou noir qui aspire tout, quelques résistances ici ou là mais rien de bien folichon. openSUSE de son coté a anticipé la perte en faisant deux distributions, une rolling (Tumbleweed) et une fixed (Leap) pour limiter la casse; Fedora rallonge le temps de parution pour ses distributions et par la-même le temps de vie de celle-ci, Mageia vise la stabilité et une certaine fraîcheur...; tout ça sera t'il suffisant pour arrêter l'hémorragie?

Une autre remarque mais il me semble trop tôt pour le dire, n'est ce pas le début de la descente pour Manjaro qui au final n'a pas tenu si longtemps en tête de liste? Je le disais depuis le début et contrairement à d'autres, que le modèle Rolling et surtout la base Arch n'est pas fait pour monsieur ou madame michu ou tout-le-monde! Les nombreux --quoique pas tant que ça au final-- couacs ont fini par casser le mythe de la rolling pour tous. On verra dans les prochains mois ce qui va en résulter mais je n'ai jamais misé pour ce modèle pour les vulgairement appelés michus. J'en parlerais aussi dans un billet futur sur le pourquoi une rolling ne peut pas être bon pour les michus.

Sur ceux, je vous laisse méditer.

Mar 18, 2019

"SUSE achève son accession à l'indépendance"

SUSE, la société qui développe et supporte SUSE Linux Enterprise et openSUSE, géré par la communauté, a annoncé qu’elle était en train de devenir une entité indépendante et ne serait plus détenue par Micro Focus. SUSE est maintenant géré de manière indépendante et adapte ses postes de direction. Des informations détaillées sur le changement sont disponibles dans les nouvelles de SUSE:

SUSE achève son accession à l'indépendance et réaffirme son engagement envers ses clients, ses partenaires et les communautés Open Source en tant que plus grande société open source indépendante du secteur

SUSE ajoute des dirigeants de niveau C pour assurer leur succès, leur élan et leur croissance en tant que fournisseur de premier plan d'infrastructure et de solutions de mise à disposition d'applications définies par logiciel et open source de qualité professionnelle, permettant une gestion des charges de travail hybride et multi-cloud

NUREMBERG, Allemagne

SUSE® a annoncé aujourd'hui la création de la plus grande société open source indépendante suite à la finalisation de l'acquisition de SUSE par l'investisseur en croissance EQT de Micro Focus . Forte de son dynamisme, de son expansion et de son exécution réussie sur le marché, SUSE est désormais une entreprise autonome mieux placée pour répondre aux besoins de ses clients et de ses partenaires en tant que fournisseur de premier plan d’infrastructures et d’applications définies selon le logiciel open source de niveau entreprise. Des solutions de livraison qui permettent de répartir les charges de travail des clients n'importe où (sur site, hybride et multi-cloud) avec un service, une valeur et une flexibilité exceptionnels

SUSE, nouvellement indépendant, a élargi son équipe de direction en ajoutant de nouveaux rôles de direction et de l'expérience pour renforcer son élan dans cette nouvelle étape du développement de l'entreprise. Enrica Angelone a été nommée au nouveau poste de directeur financier et Sander Huyts est le nouveau directeur des opérations de SUSE. Thomas Di Giacomo, ancien responsable de la technologie chez SUSE, est désormais président de l'ingénierie, des produits et de l'innovation. Tous trois se rapportent au directeur général de SUSE, Nils Brauckmann.

«Les tendances informatiques actuelles montrent clairement que l'open source est devenu plus important que jamais dans l'entreprise», a déclaré Brauckmann. «Nous pensons que cela rend notre statut d’entreprise open source véritablement indépendante plus important que jamais. Nos solutions véritablement ouvertes, à code source ouvert, nos pratiques commerciales flexibles, le manque de contrôle absolu des fournisseurs et notre service exceptionnel sont plus essentiels pour les entreprises clientes et partenaires. Notre indépendance correspond à notre volonté de fournir ce qui est le mieux pour eux. Notre capacité à répondre de manière constante à ces demandes du marché crée un cycle de succès, d’élan et de croissance qui permet à SUSE de continuer à offrir à ses clients les innovations dont ils ont besoin pour atteindre leurs objectifs de transformation numérique et réaliser la gestion de la charge de travail hybride et multi-cloud dont ils ont besoin pour se prendre en charge. innovation continue, compétitivité et croissance. "

La transition de SUSE arrive à point nommé, car les conteneurs permettent de nouveaux niveaux d’agilité et le besoin de transformation numérique reposant sur une infrastructure ouverte et des technologies de diffusion d’applications définies par logiciel ainsi que sur les technologies de fourniture d’applications augmente. L'héritage de SUSE en matière de logiciels open source, sa marque forte et son éventail de solutions innovantes, y compris la gestion de conteneurs, le positionnent idéalement pour tirer parti de cette dynamique de marché et créer une valeur considérable pour les clients et les partenaires. Le soutien d'EQT et le statut indépendant de SUSE permettront à l'entreprise de poursuivre son expansion, car l'innovation de pointe stimule la croissance du cœur de métier de SUSE ainsi que des technologies émergentes, tant de manière organique que par le biais d'acquisitions complémentaires.

Al Gillen, vice-président du groupe Développement logiciel et Open Source chez IDC, a déclaré: «Le retour de SUSE au rôle de société de logiciels open source indépendante intervient à un tournant de l'industrie. Les logiciels Open Source constituent le moyen privilégié de créer de nouvelles solutions et sont irremplaçables en tant que fondement de la plupart des services de cloud public. En tant que l’un des plus grands éditeurs de logiciels purement open source du secteur, l’indépendance de SUSE profitera aux clients, car elle s’appuie sur son héritage d’excellence technique, de partenariats axés sur la valeur et d’engagement communautaire pour fournir des solutions technologiques opportunes sur le marché. "

L’équipe de direction élargie de SUSE, dirigée par le PDG Brauckmann, s’appuiera sur la croissance rapide des huit dernières années, alors que la société continue de fournir et d’innover en fonction des besoins actuels et futurs du marché. Comme il le fait depuis plus de 25 ans, SUSE reste attaché à un développement et à un modèle commercial open source et à une participation active aux communautés et aux projets visant à apporter à l’entreprise l’innovation en source ouverte en tant que solutions de haute qualité, fiables et utilisables. Ce modèle open source véritablement ouvert fait référence à la flexibilité et à la liberté de choix offertes aux clients et aux partenaires pour créer des solutions optimales associant les technologies SUSE à d’autres produits et technologies de leur paysage informatique, via des normes ouvertes et à différents niveaux de leur environnement. architecture, sans forcer une pile verrouillée. Cet accent sur l'ouverture est inscrit dans la culture de SUSE, le différencie sur le marché et a été la clé de son succès.

Johannes Reichel, partenaire chez EQT, a déclaré: «La présence de SUSE sur le marché, son leadership fort, son objectif clé du succès des clients et sa capacité à établir des partenariats fructueux ont été et resteront cruciales au moment où SUSE entrera dans cette nouvelle phase de son évolution. Il est au bon endroit au bon moment avec les bonnes ressources pour aider à transformer la manière dont les entreprises du monde entier gèrent leurs affaires. "

En tant que partenaire indépendant et de confiance pour la transformation numérique en entreprise, SUSE fournit des solutions logicielles, une assistance et des services via une organisation multinationale et un écosystème de partenaires habilités et qualifiés, étayés par des technologies sécurisées de niveau entreprise. SUSE est actuellement impliqué dans plus de 100 projets open source, soutenus par des employés du monde entier. La société continue de se développer en tant que fournisseur indépendant de logiciels open source, car elle aide les organisations de toutes sortes à se transformer et à faire face à la concurrence dans l'environnement commercial actuel. Pour plus d'informations, visitez le site www.suse.com .

À propos de SUSE

SUSE, pionnier des logiciels open source, fournit une infrastructure et des solutions de livraison d'applications fiables et définies par logiciel qui donnent aux entreprises plus de contrôle et de flexibilité. Plus de 25 années d'excellence en ingénierie, de services exceptionnels et d'un écosystème de partenaires inégalé alimentent les produits et l'assistance qui aident nos clients à gérer la complexité, à réduire les coûts et à fournir des services stratégiques en toute confiance. Les relations durables que nous construisons nous permettent de nous adapter et de proposer l'innovation la plus intelligente dont elles ont besoin pour réussir - aujourd'hui et demain. Pour plus d'informations, visitez le site www.suse.com .

À propos d'EQT

EQT est une société d’investissement de premier plan, avec plus de 61 milliards d’EUR de fonds levés sur 29 fonds et environ 40 milliards d’EUR d’actifs sous gestion. Les fonds EQT ont des sociétés de portefeuille en Europe, en Asie et aux États-Unis avec un chiffre d'affaires total de plus de 19 milliards d'euros et environ 110 000 employés. EQT travaille avec les sociétés du portefeuille pour atteindre une croissance durable, une excellence opérationnelle et un leadership sur le marché.

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