Le blog de Seb

PassionGNU/Linux, la passion du Libre...

Nov 05, 2018

"Pourquoi je n'utilise pas la virtualisation pour me faire une idée sur une distribution?"

C'est une question qu'on voit à chaque nouvelle vidéo des testeurs de distributions linux, pourquoi utilises-tu la virtualisation alors que celle-ci ne donne pas un résultat honnête. J'ai donc regardé la vidéo de notre linuxien Adrien.d, celle sur openSUSE Tumbleweed et puis le retour avec quelques modification, dans la première il nous sortait un chiffre de consommation aberrant en comparant la openSUSE avec une Fedora où il trouvait moins de lourdeur et une plus faible consommation de ressources.

Premièrement connaissant bien la openSUSE, je peux facilement dire que ses impressions de lourdeur et ce chiffre de consommation important puisqu'au lancement de la machine, sont certainement dû à la virtualisation. J'ai donc essayé avec une tumbleweed et j'ai été loin des ressources vues dans ses vidéos, voici donc deux captures de ma SUSE installé en dur:

opensuse-tumbleweed-2018-11-05 13-05-13 captures/opensuse-tumbleweed-2018-11-05 13-07-21

Oui je sais j'aurais dû regarder via htop, bref, pas de soucis de lenteur, pas de plantage, pas trop de consommation puisque je suis en dessous de ce que ma Debian et GNOME 3.22 me consomment. Voila pourquoi il est vraiment temps de faire comprendre que faire des tests c'est bien, essayer en virtualisant c'est bien, mais rien ne vaut un test en dur pour voir vraiment de qu'il en retourne.

Édition: Ayant utilisé le moniteur de Gnome qui ne trouve pas exactement pareils que celui de Plasma ou encore de XFCE, je préfère donc utilisé htop:

openSUSETumbleweed-htop-2018-11-06 21-46-27

openSUSETumbleweed-htop-2018-11-06 21-49-30

J'en profite de tester le nouveau Plasma 5.14 sur la tumbleweed et de mesurer avec htop:

opensusetumbleweed-htop-20181106_223207 opensusetumbleweed-htop-20181106_223501 opensusetumbleweed-htop-20181106_223531

Nov 04, 2018

"Réflexion du comment et pourquoi Debian chez moi."

C'est le billet sur le modèle "fixed" qui m'a poussé à une réflexion, celle de comprendre pourquoi Debian avait une place si importante dans mes choix et pas une autre sur mon fixe de tous les jours. J'ai des besoins informatiques et logiciels; des contraintes de gains de temps, de facilité, de simplicité, des contraintes matériels comme la connexion internet, ...; des connaissances plus ou moins sur la plupart des Linux, certaines familles ne m’intéressant pas tout simplement faute de temps...

Je me suis bien vite dirigé vers Debian(2007/2008), celle qui m'allait le mieux, même si je dois dire que par moment, je serais bien mieux sur une openSUSE qui me correspondrait plus niveau contribution, mais c'est comme ça, à part une Wheezy que j'ai mal vécu, je n'ai pas de griefs à reprocher à celle-ci, je ne peux pas en dire autant d'openSUSE après l'excellente 9.3 (que j'ai encore sur un vieux ordinosaure avec 256Mo de ram) et avant les sublimes versions Leap (qui ornent mon portable). Ce fut pour moi un yoyo continuel de qualité variante, je pense à la version 10 et 10.1 qui étaient bancale n'ayant même pas un gestionnaire de paquets finit ou utilisable (ce fut réglé en partie suite à un update). Ce qui n'a pas aidé non plus, c'est le fait que la openSUSE utilise toujours un KDE récent, c'est bien oui et non, l'arrivé de KDE4 remplaçant KDE3.5 fut une catastrophe, plus d'une personne fidèle à ce bureau est passé sur un autre, puis l'arrivé de PLASMA5 --bien que moins douloureuse-- fut encore une autre raison de fuir ce DE et pour certains de rapprocher les déboires de KDE et ceux d'openSUSE.

Alors en y pensant, je pense --et je suis certain-- avoir fait le bon choix, oui quoi d'autre que la Debian pour assurer une maintenance facile dans le temps, qui d'autre que Debian peut me donner tout ce dont j'ai besoin en terme de logiciels sans aller sur un dépôt externe? Quelle distribution peut se targuer de passer sans soucis les sauts de versions comme si c'étaient de simples mises-à-jour quotidiennes? Oui, il y en a et heureusement mais à y réfléchir on ne sort pas de cette famille (.deb) ou sinon avec plus ou moins de bonheurs.

Bien sûr que le modèle "fixed" sait faire des sauts de versions, heureusement et ce depuis fort longtemps, Debian depuis toujours, Ubuntu aussi, openSUSE au moins depuis la version 5 -- avec une ISO DVD ou CD, choisir l'option mise-à-niveau et non nouvelle installation du menu ou directement avec Zypp depuis la version 11.x--, Fedora, Mandriva, Mageia, Slakware, Frugalware, ... Avec plus ou moins de chance selon les utilisateurs mais est-ce la faute de la distribution ou de l'utilisateur qui s'y prends mal? Est-ce à cause d'un ou des dépôts tiers?

Mes besoins ne sont pas fantaisistes, la-dessus j'ai de la chance, normalement c'est sur la quasi-totalité des distributions, beaucoup de médias, des jeux basiques, de la conversion audio et vidéo, de l'enregistrement vidéo et audio, de la retouche photo, un peu de web (maintenir mon blog en fait parti), un peu de packaging pour openSUSE via OSC et OBS et pour Debian, beaucoup de paperasses, du P2P (torrent et autres), et pour finir des serveurs médias mais pas que, je rajoute mails, HTTP, FTP perso (bien que pour le moment j'ai stoppé cette partie)...

Pour les codecs multimédia, je préfère quand ceux-ci sont disponibles directement au sein de la distribution de façon officiel, je ne suis pas fan des dépôts tiers dont openSUSE ou Fedora ont recours, bien que --ne sachant pas chez Fedora, je ne parlerais que pour openSUSE-- le dépôt historique packman a beaucoup de contributeurs (400 comptes) pour +1000 paquets binaires (et non sources donc ça donne un nombre bien moins élevé de paquets à s'occuper réellement). Fedora comme openSUSE indiquent l'obligation ou du moins recommandent fortement dans leurs documents respectives le besoin de ces dépôts tiers, d'où un gage de sérieux et non des dépôts abandonnés et mal entretenues; avec beaucoup de monde derrière ceux-ci. Néanmoins je reste sur une position clair dessus, je préfère un truc à la Debian qui héberge sur leurs serveurs "nonfree" et "contrib", c'est-à-dire des archives non-officiels --ce que packman et rpmfusion sont pour openSUSE et Fedora-- directement au même niveau que l'archive "main" officiellement supportée par le projet et donc ayant tout autant de personnels qualifiés et de soins apportés que l'archive principale, que des dépôts externes non-hébergé par le projet. Du coté de packman pour openSUSE, je sais que ce sont des gars du projets qui le gèrent, notamment un ancien "boards" de SUSE, plusieurs personnes ayant des mails @SUSE sont aussi de la partie et une quantité de SPECs de paquets multimédia (mais pas que) des dépôts officiels d'openSUSE viennent directement de packman et des gars qui sont en communs.

J'ai surtout une connexion sans plus, bien que ça va déjà mieux pour moins cher depuis que je suis avec un routeur 4G et non en ligne ADSL, on ne peut pas non plus dire que c'est super, c'est juste une connexion qui varie beaucoup entre 800Ko/s et 4Mo/s, pour le moment je n'ai pas eu mieux avec la carte Free, mais pour 8.99€/mois que demander de plus? Ceci étant dit et comme vous vous en doutez, j'ai besoin d'une distribution avec peu de changements hebdomadaires, le strict nécessaire c'est-à-dire juste les updates de sécurité et rien d'autre. Donc on supprime de suite l'idée d'être en rolling, pas de SID, pas de Tumbleweed, pas de Calculate et encore moins de Archlinux ou de Manjaro qui bougent trop par semaines. On peut oublier aussi les distributions du modèle fixed qui bougent de trop, je pense à Fedora, beaucoup trop d'update, openSUSE oui mais sans dépôts experimentals...

Un autre truc à prendre en considération c'est le temps, j'en ai, je ne suis pas à court de temps libre, par contre je ne suis pas là pour la maintenance, du moins je ne compte pas passer mon temps libre à faire de la maintenance, je veux utiliser mon PC avec le moins de maintenance possible. Donc on oublie les distributions de type rolling qui demandent un entretien plus suivi, on oublie aussi les Fedora ou toutes autres distributions qui bougent pas mal, mais j'y reviendrais par la suite. Pour une question de praticité, on oublie aussi les distributions qui n'ont pas d'outils facilitant les suivis des updates, en gros toutes les distributions ou presque, savent donner les instructions à effectuer directement depuis le gestionnaire de paquet pendant l'opération d'installation/désinstallation, mais certaines (notamment celles utilisant Pacman) s'obstinent à ne rien faire, donc on peut dégager celles-ci, je pense à Archlinux, quid de Manjaro? J'aime beaucoup encore une fois les retours de Zypp sur openSUSE et ceux d'APT via listchanges et listbugs. Emerge de Calculate/Gentoo est aussi très bien bavard.

Un autre point est la sécurité, des distributions comme Mint ou Manjaro, ne sont pas pour moi, le truc de catégoriser les updates selon leurs facilités de mise en place au lieu de privilégier la sécurité est une blague. Une distribution qui tamponne les mises-à-jour pour une question de pas assez testé est aussi une blague. Autant je m'en fout de patienter pour un update de fonctionnalité sur un programme autant que quand c'est une question de sécu, je ne suis pas pour jouer à ça.

La communauté est aussi importante, je n'aime pas les distributions à petite communauté, c'est sympa c'est sûr, on peut contribuer facilement, mais au delà de ça il faut penser à la pérennité. Je ne dirais pas plus que malgré le fait d'adorer Tnut et sa NuTyX, je ne me vois pas dessus pour cette raison. On a bien vu ce que donna l'épisode de la disparition du développeur principal pour 0Linux et/ou Void, pour l'une ce fut la fin et l'autre ce fut de long moment interrogation pour savoir comment faire. On voit bien le flottement de Mageia, survie t'elle? Oui mais à quel prix, celui de se contententer de vivoter et d'avoir une communauté sur l'attaque tellement qu'elle est inquiete de perdre le peu de maitrise qu'ils ont...

Ensuite quelque chose à quoi je pense de suite est la documentation, est-ce que je trouverais facilement ce dont j'ai besoin pour faire ce que je veux? Là-dessus, Archlinux est forte, mais clairement pas la meilleur, openSUSE est doué pour ceux qui lisent l'anglais ou l'allemand, mais c'est bien dans la famille Debian que je trouve tout ce qu'il me faut. Quand je dis la famille Debian, c'est Ubuntu/Debian, entre leurs wikis, leurs documentations, leurs manuels, les livres dans le commerce, il y a vraiment tout à porter de mains. La famille Redhat est aussi pas mal même pour ce qui est des livres dans le commerce. Et pour moi c'est important, j'aime avoir de quoi lire tranquillement sur un bon fauteuil ou dans le lit:

mes livres linux

Comme j'ai dis plus haut, l'avantage de la fixed comme Debian est qu'elle ne me prends peu ou pas de temps d'entretien, par semaine c'est totalement transparent, souvent en dessous de la minute par semaine et encore, j'ai depuis peu automatisé les mises-à-jour de sécurité donc c'est 0 seconde de maintenance, reste le saut de version une fois tous les deux ans qui me prends 45min / 1heure sur 2 ans. Je ne veux pas d'une distribution fixed qui bouge beaucoup comme Fedora car si je compte le temps de maintenance hebdomadaire avec celui pour faire le saut de version annuel, je ne gagne rien vis-à-vis d'une rolling, donc autant être sur une rolling maîtrisé du style tumbleweed d'openSUSE. J'aurais bien pris une Calculate basé sur Gentoo mais c'est un poil trop long et les updates hebdomadaires peuvent vraiment durer des heures.

Pour finir, j'ai aussi besoin que le gestionnaire de paquets soit supportable en terme de vitesse, compréhensible dans ses options. Je redonne cette page comparatif.

Voila ce qui termine un petit billet du type "rien de nouveau à raconter".

Nov 04, 2018

"PluXml: Appel à candidature pour reprendre le flambeau."

C'est sans étonnement que j'ai vu ceci hier soir, sans étonnement pour la simple raison que PluXml se traînait dans sa version 5.6 depuis plus d'un an (sortie : 05/04/2017), pour un moteur de site (CMS) c'est très long... Voici le message:

29/10/2018 11:16:44

Bonjour ami(e)s et utilisateur(trice)s de PluXml

Parce que 2018 a été une année de changement pour moi sur le plan professionnel et personnel, je suis aujourd'hui obligé de constater et de reconnaître que mon implication dans PluXml devient très difficile, voire impossible. L'inactivé, ou en tout cas le ralentissement des développements de PluXml, en témoignent. Je n'ai plus le temps ni de travailler pour le projet, ni de développer, contrôler et valider les contributions, assurer le support et l'animation du forum.

Il me semble donc à présent opportun de passer la main à quelqu'un qui pourra continuer d'assurer le futur de PluXml, tout en préservant ce qui a été fait, en gardant l'esprit et la philosophie de ce projet que je gère maintenant depuis près de 10 ans.

Si vous pensez donc avoir les qualités et les compétences, l'ambition et la volonté pour assurer la suite de PluXml, vous pouvez me contacter dès à présent.

Je profite de ce message pour remercier une nouvelle fois toutes les personnes qui ont ou qui continuent de participer à PluXml avec toujours la même énergie et le même enthousiasme.

Je reste encore parmi vous le temps que la transition se fasse dans les meilleures conditions. Il y a des développements en attente: PluXml a donc encore plein de nouveautés et d'améliorations à vous proposer.

Merci pour votre confiance

Stéphane

On peut --en tout cas pour ceux qui sont sur cet excellent CMS-- se rassurer car la relève est assuré:

02/11/2018 19:53:33

Re : Appel à candidature

Bonjour

Un grand merci pour votre soutien et vos témoignages qui me font très plaisir.

Je peux dès aujourd'hui vous annoncer que PluXml a trouver son repreneur. Il s'agit de P3ter, membre actuel de l'équipe. J'ai une entière confiance en lui. Il saura faire vivre PluXml pour continuer à le faire évoluer et à répondre à vos attentes. Une nouvelle équipe va être mise en place et merci à tous ceux qui se sont déjà proposé pour y participer. N'hésitez pas à en (re)parler ici ou a prendre contact directement avec lui (p3ter @ pluxml.org).

Plus d'infos sont à venir... On vous tient au courant !

Stéphane.

Nov 04, 2018

"Correctif #2 sur le billet Debian: Installer la même sélection de paquets plusieurs fois."

Suite et fin, je l’espère en tout cas. Il m'a donc parut bizarre de ne pas pouvoir faire comme je l'avais dis dans le premier tuto, en gros ça donnait dans les vieilles versions de Debian, ceci:

$ dpkg --get-selections >liste-pkg
# dpkg --set-selections < liste-pkg
# apt-get dselect-upgrade

J'ai donc été voir du coté de l'excellente documentation Debian, qui a le mérite de se trouver directement sur le site de la distribution ainsi qu'en paquet dans notre distribution et en librairie sur support papier (livre de la collection Eyrolles) --je sors du contexte et en profite pour citer deux excellents livres que j'ai moi-même acheté, le premier est très connu c'est celui du cahier de l'admin, Debian Etch - GNU/Linux, une version plus récente existe par ici; l'autre est une perle bien qu'il date un peu (2006): Debian Administration et configuration avancées.-- et je trouve donc une commande qui se rapproche plus de ce que j'avais le souvenir de faire:

2.7.16. Enregistrer et copier la configuration du système

Vous pouvez faire une copie locale de l’état de la sélection des paquets et de debconf à l’aide des commandes suivantes :

# dpkg --get-selections '*' > selection.dpkg
# debconf-get-selections    > selection.debconf

Ici, « * » fait que « selection.dpkg » comportera aussi les entrées de paquets à « purger ».

Vous pouvez transférer ces 2 fichiers vers un autre ordinateur, et les y installer avec :

# dselect update
# debconf-set-selections < myselection.debconf
# dpkg --set-selections  < myselection.dpkg
# apt-get -u dselect-upgrade    # ou dselect install

Si vous envisagez de gérer de nombreux serveurs dans une grappe avec pratiquement la même configuration, vous devriez envisager d’utiliser un paquet spécialisé tel que fai pour gérer l’ensemble du système.

Voila, j'espère que ça pourra vous servir et vous faire gagner de précieuses minutes.

Nov 02, 2018

"À quoi servent les distributions fixeds?"

Je vais répondre ici, sur mon blog, à une question que Fred se pose --pour être toujours dans la guerre de religion Fixed ou Rolling--, la question --qui est plus une énième provocation qu'une véritable question-- est celle-ci:

Les fixeds ? En dehors des serveurs et des postes de collectivités, il faudra me dire leur intérêt… Je pense que pour l’utilisateur de base, une rolling rationalisée sera tout autant utilisable. Et surtout, devoir se taper des dépôts tiers pour cause de logiciels absents / pas assez frais et des réinstallations régulières, est-ce si pratique ?

On peut notamment la trouver directement sur son article.

En faite notre ami Fred est un friand de Arch, une rolling où il faut toujours installer sa distribution via des commandes à rallonge --un peu comme Gentoo--, suivre des mailings-list pour voir les soucis causés par une mise-à-jour --ce que fait Debian avec apt-listbugs...--, prier de temps en temps et surtout serrer les fesses pour que ça passe sans encombre. En vrai, c'est une bonne distribution si on a du temps à consacrer à sa maintenance et non à son utilisation, un peu comme Gentoo sauf que les mecs de chez Gentoo, on ne les voit pas se vanter d'être sur une distribution de barbus, que sur leurs forums on est accueillis comme des rois, et qu'ils ne sont pas sectaires! Alors que les gars de Arch, comment dire, allez sur leurs forums et vous verrez...

Ceci étant dit, je vais un peu me situer la dessus, j'ai été sur Arch et j'en suis revenu, non ce n'est pas la distribution qui est mauvaise, pas non plus le modèle rolling, c'est l'ensemble qui ne me corresponds pas. À l'époque de mon passage sur Archlinux, j'étais employé dans une boite où je n'étais pas bien, j'avais fait le tour de celle-ci, je cherchais donc des possibilités de partir et j'avais eu un coup de pouce pour travailler dans une grosse boite, bref, j'ai reçu un appel au taf, j'avais rendez-vous pendant ma pause déjeuner pour une possibilité de CDI. Le truc qui s'est passé, je suis rentré en catastrophe chez moi n'ayant pas de CV et de lettre de motivation sur moi pour en imprimer, je démarre le PC qui était donc sur Arch depuis plusieurs mois (8-9 mois) et là plus rien, pas de bureau, seule une invite de commande qui ne répondait pas puisque ni clavier ni rien ne fonctionnait. J'ai dû donc lancer un live d'Ubuntu --j'en ai souvent pour dépanner des gars sous Windows--, et j'ai pu accéder à mes fichiers et imprimer le tout. Le résultat fut que j'étais en retard pour le poste et que j'ai simplement raté l'entretien... L'histoire s’arrêta là pour cette fois ci, simplement la veille, j'avais fait une mise-à-jour du système Arch, un pacman -syu et puis j'avais simplement pas fait gaffe au mailing-list pour une fois, j'avais ensuite éteint le PC. Résultat des courses, un update qui était signalé comme à risque avec une action à faire sauf que dans mon cas je n'avais même plus de quoi faire pour effectuer l'action puisque mon clavier ne répondait pas!

Encore une fois, à cette époque j'étais tellement convaincu que le rolling était la réponse pour ma tranquillité que je l'avais installé chez mes parents comme test grandeur nature pour expérimenter la possibilité d'utiliser ce type de distributions chez les autres. Au début, ce fut sympa, beaucoup de mises-à-jour à faire par semaine mais c'était faisable, bien que le rythme des updates me laissaient pas de tranquillité, entre se tenir informé des soucis et leurs résolutions. Puis arriva les vacances, mon mariage et autre chose qui fait que le PC ne fut pas maintenu pendant au bas mot 3 mois et le résultat ne s'est pas fait attendre, je n'ai pas eu la main dessus pendant un long moment et le tout se cassa la gueule, trop de choses à regarder et à rattraper, trop d'interventions manuelles, ...

Tout ça pour dire, le modèle rolling est super, surtout quand on a le temps de s'occuper que de ça, qu'on a pas ou peu d'autres activités et surtout qu'on soit prés à prendre du temps chaque semaine pour l'entretien, car c'est pas juste à mettre à jour, c'est aussi regarder, lire, comprendre les actions à faire pour que le tout se passe sans heurtes. Dans mon cas, c'est pas ou peu possible, j'ai maintenant les filles dans les pattes, je suis avec les yeux sur l'écran mais aussi sur leurs actions car c'est ça d'avoir des enfants, faut pouvoir surveiller ce qu'ils font et savoir de tout temps ce qu'ils font et où ils sont. Mais même sans ça, je pense surtout à Arch en disant ça, il y a des distributions plus autonomes qui signalent les actions à faire par le gestionnaire de paquets comme Gentoo/Calculate ou openSUSE tumbleweed qui si il y a besoin de faire une action, elle serait signalé au cours du processus de mise-à-jour et donc accessible via les logs. Mais même avec de telles distributions, je ne viendrais pas sur ce modèle, je n'ai rien à y gagner, pas en ce qui me concerne, je me fou de la dernière version de Gnome ou de libreoffice, je l'aurais quand je l'aurais, le tout c'est qu'il me faut du fonctionnel... Je n'ai rien à gagner et pourtant j'ai retenté avec une Calculate et une Tumbleweed(openSUSE), mais non rien, chaque semaine passé plusieurs dizaines de minutes voir des heures sur de simples updates --si si avec calculate dû à une grosse recompilation et une nouvelle version de plasma--, ne me fait pas gagner du temps, je préfère --comme actuellement avec ma Debian-- être sur une "fixed" et planifier mon upgrade une fois tous les deux ans, perdre deux heures --généralement moins d'une heure est le temps dont j'ai besoin vu mon débit internet-- pour télécharger et appliquer les mises-à-jour.

Je ne suis pas non plus dans l'obligation de me dépêcher pour la faire, comme dit, je planifie un jour où je pense être tranquille, je peux attendre du reste puisque chez Debian c'est minimum 1 ans de support après la sortie d'une nouvelle version et trois ans de plus via le projet LTS, openSUSE c'est globalement 1 ans pour migrer. Donc au lieu de devoir me presser comme sous Arch ou une autre rolling, car plus j'attends et plus je remets à plus tard, plus il y en aura à faire et donc plus de risques de casser ou du moins de devoir réparer la chose; ici au contraire, je peux prendre mon temps et attendre une période favorable pour passer tranquillement à la prochaine version.

J'avais un moment regardé sur une période de trois mois, ce que donnait le nombre et la taille des updates sur une rolling (calculate) par rapport aux updates et à un upgrade d'une distribution fixed (Debian), je ne gagnais rien en terme de temps ni en poids/taille et au contraire j'avais beaucoup plus de choses à faire sur une rolling que sur une fixed. En gros, chaque semaine je perdais au bas mot 10-15 minutes pour de petites updates(10 - 50 paquets), calculez ensuite sur un an et vous obtiendrez un nombre d'heures (52 semaines x 10 nombre de minutes par semaine = 520 / 60 nombre de minutes dans une heure = 8.7 heures annuelles). On sait tous que Calculate en terme de vitesse pour les updates n'est pas celle qui sera une flèche, parlons d'une pointure en terme de vitesse et d'une autre, je pense à Archlinux qui a l'un des gestionnaires les plus rapide (pacman) et d'openSUSE avec Zypp qui rivalise de peu en vitesse avec celle-ci, au bas mot, il faudrait que les updates hebdomadaires soient inférieurs à 1 ou 2 minutes pour que je gagne en terme de temps quelque chose. Vous vous doutez bien que la moyenne des updates hebdomadaires ne se situes pas en dessous de trois minutes, il suffit d'avoir un GNOME ou un KDE, un 0AD,... pour qu'on dépasse le temps, du reste dites-moi quelles sont vos moyennes chez vous.

Sous Debian, pas de recherche de problèmes ou de résolutions de problèmes, pas besoin de lecture, pas d'attention particulière, on peut très bien mettre en automatique puisque seulement des upgrades de sécurité et non de rajouts ou de retraits de logiciels, résultat si je suis en auto, le cas chez moi, 0 seconde de mise-à-jour hebdomadaire, si je ne suis pas en auto comme avec openSUSE 1 ou 2 minutes pas plus. Rajoutez la-dessus les deux heures voir moins, la partie la plus longue pour moi et ma connexion étant le téléchargement, normalement le tout se fait en 30/40 minutes à tout casser sur ma machine avec un HDD, on peut voir que Adrien.d fait un upgrade en 21 minutes de la openSUSE Leap 42.1->42.2 ou un autre sur une Debian 8->9 en 30 minutes. Même si je suis large en disant 40 minutes d'upgrade tous les deux ans sur ma machine, je suis très loin du compte de ce que prendrait une rolling en nombre de temps de maintenance sur cette même machine.

Mais c'est pas tout, contrairement à ce qui se dit sur la toile, j'ai de véritable michus autour de moi, ce ne sont pas des personnes qui seront capable d'installer un jour un linux, ce ne sont pas des gens qui font leurs mises-à-jour, ils ont peur de mal faire, ils ont déjà eu le cas de machines non-utilisables sous Windows suite à un update, ce ne sont pas des personnes capables de faire une installation d'imprimante, tout au plus la brancher et j'en passe... Je regardais la vidéo sur openSUSE d'Adrien.d, il s'offusque que celle-ci ne soit pas pour michus, ou encore sur une Debian mais l'informatique n'est pas donné à tout le monde, c'est bien pour ça que les tablettes et les smartphones ont un tel succès! Le gars qui installe une Debian, une openSUSE ou autre distribution, ou encore un Windows, n'est déjà plus un michu ou un débutant... Donc autour de moi, j'ai des michus, c'est pas une tare, c'est pas une honte, je suis moi-même un michu dans la mécanique auto et bien d'autres domaines, je suis un débutant totale en bricolage, m'y étant mis que récemment, c'est pas une honte de le dire, on est tous un michu dans un domaine, un débutant dans un autre, un amateur encore dans un autre et un "pro" dans d'autres... Et c'est là où je veux en venir et que Fred a beaucoup de mal à comprendre, pour un utilisateur de base voir et surtout pour un michu, il est préférable d’être sous une fixed bien pensée --pas de Mageia quoi!-- que sur une rolling. Fred nous sort toujours le truc du libreoffice dans une vieille version et sa compatibilité avec les offices proprios, mais c'est bidon car même dans ses dernières versions les fonts et le visuelles des documents sont flingués dès qu'on passe par autres choses et encore pire même la visualisation d'un document peut être altéré/différé sur des versions différentes de libreoffice. De plus on voit bien dans ses nombreuses plaintes sur les fixeds, que ce sont des plaintes d'une personne ayant des habitudes de distributions en continue, de gars qui veulent la dernière version même si elle n'apporte rien qu'un changement d’icônes.

Dans mon cas et pour reprendre les besoins de mon entourage, le seul truc qu'on me demande c'est d'avoir accès à la machine non-stop car c'est la seule chose qui leur permet soit d'interchanger avec l'État (les impôts...), les docteurs, etc ..., soit car ils ont des histoires en cours et ont besoin d'être sûr que le PC sera toujours fonctionnel sauf problème de matériel et là ça sort du cadre de la distribution. Pour ne citer qu'un exemple qui me concerne, j'étais mis en demeure par mon bailleur pour un soucis d'arbre tombé dans mon jardin sans faire de dégâts mais qui du coup était impossible de dégager sans avoir les bons outils, je me suis mis dans une posture d'attaque envers mon bailleur qui voulait que je le fasse moi-même et que dans mon cas je ne pensais pas que c'était à ma charge. ce fut des mails à répétitions, des appels, des recherches, bref, j'ai gagné mais je fus bien content d'avoir pu compter sur ma Debian pour mener à bien cela.

Toujours dans le contexte qui est mien, mes michus ne font pas les updates --ni les upgrades soit-dit en passant--, trop peur de casser un truc, trop peur de se trouver sans PC, ne sachant pas trop à quoi servent des mises-à-jour, ne comprenant pas l’intérêt d’être avec un OS à jour en terme de sécurité,... Bref, je vous dépeins un tableau un peu simpliste et pas folichon mais c'est la stricte vérité, que celui qui ne connaît personne comme ceux cités me le dit. En gros et pour simplifier, je passe par SSH pour passer les upgrades ou parfois sur place, par contre les updates sont en automatique la plupart du temps. Il faudrait être totalement flingué ou fou pour prétendre faire de même avec une rolling et surtout avoir du temps pour mener à bien cela. Je ne suis pas payé pour faire ça, je suis l'informaticien bénévole, charitable, avec des prestations gratuites, donc je me fou de ce qu'on peut dire mais chez les autres dont c'est moi qui me cassent les couilles pour leur apporter un semblant de prestation d'après-vente, je vais à la simplicité et rien de plus.

Là où Fred déforme un peu la vérité, c'est ici:

Et surtout, devoir se taper des dépôts tiers pour cause de logiciels absents / pas assez frais et des réinstallations régulières, est-ce si pratique ?

je vais donc donner mon sources.list:

#

# deb cdrom:[Debian GNU/Linux 9.5.0 _Stretch_ - Official amd64 DVD Binary-1 20180714-10:25]/ stretch contrib main

# deb cdrom:[Debian GNU/Linux 9.5.0 _Stretch_ - Official amd64 DVD Binary-1 20180714-10:25]/ stretch contrib main

deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ stretch main contrib non-free
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ stretch main contrib non-free

deb http://security.debian.org/debian-security stretch/updates main contrib non-free
deb-src http://security.debian.org/debian-security stretch/updates main contrib non-free

# stretch-updates, previously known as 'volatile'
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ stretch-updates main contrib non-free
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ stretch-updates main contrib non-free

# Debian stretch, dépôt de rétroportages ("backports")
deb http://ftp.fr.debian.org/debian stretch-backports main contrib non-free

# depots sources
#deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ stretch main contrib non-free
#deb-src http://security.debian.org/ stretch/updates main contrib non-free
#deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ stretch-updates main contrib non-free
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main contrib non-free
deb-src http://security.debian.org/ testing/updates main contrib non-free
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free

C'est un sources.list des plus simplistes, pas de DMO, pas de dépôts autres que ceux du projet Debian officiels. Le dépôt backport est officiel depuis plusieurs versions déjà et fonctionne bien différemment que chez les autres distributions linux qui font que quand activé, tous les paquets de la distribution sont upgradés vers celui-ci. Sous Debian, seul les paquets demandés explicitement à être installé via ces dépôts, le seront.

En ce qui concerne mon openSUSE, j'utilise des dépôts dits "expérimentals", pas des masses, en faite c'est pour des jeux et des émulateurs principalement. En quoi est-ce différent des "laymans" de Gentoo ou des AUR de Archlinux? En quoi l'utilisation des dépôts externes/tiers et non officiels des Laymans et des AUR des dites distributions rollings seraient moins dangereux ou différents que les PPA --ceci étant pas plus officiels que ceux-cités-- d'Ubuntu? En quoi les dépôts officiels mais dits "expérimentals" de la openSUSE seraient plus dangereux ou plus pénibles que l'AUR d'Archlinux qui est non officiel? En rien, voila la réponse, en rien et je ne vois pas la différence entre ajouter/utiliser sur une Arch un truc non officiel/non testé, où tout le monde peut balancer une merde, un truc comme layman sous Gentoo où tout le monde peut faire son propre layman non testé et une chose comme les dépôts officiels mais pas assez testés --dit expérimental-- d'openSUSE. Après sous openSUSE, il y a aussi les dépôts personnels appelés "home" qui sont ce que AUR est pour Arch, ce que Layman est pour Gentoo, ce que les PPA sont pour Ubuntu, c'est-à-dire des dépôts non-fiables, non testés, où se côtoie le pire comme le meilleur...

En ce qui concerne les "réinstallations régulières", ferait-il parti des personnes réinstallant une distribution "fixed" au lieu de l'upgrader? Et pourtant depuis la nuit des temps, les distributions de type classique ou fixed, à sortie fixe, peuvent facilement s'upgrader. Debian, encore elle, est capable de le faire depuis toujours mais c'est pas la seule, openSUSE le fait, Fedora aussi, Mandriva, ~~Mageia~~, Ubuntu,... En faite, toutes les distributions un peu sérieuses et solides savent passer des sauts de versions... Certaines avec plus ou moins de chance, je vois par exemple que Fedora c'est un peu la loterie à en croire les forums, le saut est réussi mais souvent un truc fonctionne moins bien, certains se plaignent de mises-à-jour non possibles par la suite entre autre. Est-ce la distribution? Est-ce l'utilisateur? On ne pourra jamais le dire. Et à l'opposé, n'y a t'il pas d'utilisateurs de Manjaro qui ré-installent leurs distributions à chaque release? Des utilisateurs qui ne comprennent pas le fonctionnement de leurs distributions, qu'elles soient rollings ou fixeds, existent de partout et il y en aura toujours. Dernière en date, une personne me demandant quand est-ce-que je passerais sa Debian 9 en 9.5, croyant que la dernière version mineur de Debian (donc la 9.5 de juillet) était une nouvelle version... Autre exemple tout con et véritable, un ami fier d'avoir installer une Debian 9.2 alors qu'il était en 9, me disant qu'il ne voyait pas de différence entre sa 9 et la 9.2, lui non plus n'avait pas compris que les versions 9.x étaient en faite simplement des ISO facilitant les nouvelles installations et non des nouvelles versions de Debian, en gros il serait resté sous Debian 9 en faisant ses updates, il serait au même niveau que sa 9.2. Mais des histoires comme celles-ci, sont facilement trouvables sur les forums, j'en vois fréquemment sous Mageia qui posent la question.

Dernière provocation:

La dernière nouveauté dans le monde libre bureautique ? L’énième implémentation des paquets universels qui se résument à un cautère sur une jambe de bois pour compenser les faiblesses des distributions fixed-releases.

Oui, je ne savais pas que les Flatpacks et autres paquets dits universels étaient destinés à compenser les faiblesses --lesquelles?-- des distributions à sortie fixe, je croyais que c'était une manière que les commerciales Fedora/Redhat et Canonical/Ubuntu avaient mis en place pour faire comme leurs copains du monde proprio c'est-à-dire Apple et Microsoft pour compenser le manque de logiciels dû à un dispersage des formats de paquets. C'est sûr que le gars qui fait son programme dans son coin, doit faire un paquet pour windows, un pour les linux de la famille Debian, un autre pour les RPM, un autre pour la famille Gentoo, un autre pour la famille Arch, alors qu'avec les paquets Flatpack et Snap, plus besoin, un seul paquet suffit pour toutes les distributions. Du reste Flatpack est disponible sous Archlinux, alors si c'est vraiment pour compenser les faiblesses des fixeds, pourquoi Arch la parfaite distribution rolling a ce paquets dans ses dépôts?

Voila, je pense avoir fait le tour des fausses idées qu'on peut souvent entendre chez tonton Fred sur les fixeds.

← Previous Next → Page 21 of 98