Réflexion du comment et pourquoi Debian chez moi.

C’est le billet sur le modèle “fixed” qui m’a poussé à une réflexion, celle de comprendre pourquoi Debian avait une place si importante dans mes choix et pas une autre sur mon fixe de tous les jours. J’ai des besoins informatiques et logiciels; des contraintes de gains de temps, de facilité, de simplicité, des contraintes matériels comme la connexion internet, …; des connaissances plus ou moins sur la plupart des Linux, certaines familles ne m’intéressant pas tout simplement faute de temps…

Je me suis bien vite dirigé vers Debian(20072008), celle qui m’allait le mieux, même si je dois dire que par moment, je serais bien mieux sur une openSUSE qui me correspondrait plus niveau contribution, mais c’est comme ça, à part une Wheezy que j’ai mal vécu, je n’ai pas de griefs à reprocher à celle-ci, je ne peux pas en dire autant d’openSUSE après l’excellente 9.3 (que j’ai encore sur un vieux ordinosaure avec 256Mo de ram) et avant les sublimes versions Leap (qui ornent mon portable). Ce fut pour moi un yoyo continuel de qualité variante, je pense à la version 10 et 10.1 qui étaient bancale n’ayant même pas un gestionnaire de paquets finit ou utilisable (ce fut réglé en partie suite à un update). Ce qui n’a pas aidé non plus, c’est le fait que la openSUSE utilise toujours un KDE récent, c’est bien oui et non, l’arrivé de KDE4 remplaçant KDE3.5 fut une catastrophe, plus d’une personne fidèle à ce bureau est passé sur un autre, puis l’arrivé de PLASMA5 –bien que moins douloureuse– fut encore une autre raison de fuir ce DE et pour certains de rapprocher les déboires de KDE et ceux d’openSUSE.

Alors en y pensant, je pense –et je suis certain– avoir fait le bon choix, oui quoi d’autre que la Debian pour assurer une maintenance facile dans le temps, qui d’autre que Debian peut me donner tout ce dont j’ai besoin en terme de logiciels sans aller sur un dépôt externe? Quelle distribution peut se targuer de passer sans soucis les sauts de versions comme si c’étaient de simples mises-à-jour quotidiennes? Oui, il y en a et heureusement mais à y réfléchir on ne sort pas de cette famille (.deb) ou sinon avec plus ou moins de bonheurs.

Bien sûr que le modèle “fixed” sait faire des sauts de versions, heureusement et ce depuis fort longtemps, Debian depuis toujours, Ubuntu aussi, openSUSE au moins depuis la version 5 – avec une ISO DVD ou CD, choisir l’option mise-à-niveau et non nouvelle installation du menu ou directement avec Zypp depuis la version 11.x–, Fedora, Mandriva, Mageia, Slakware, Frugalware, … Avec plus ou moins de chance selon les utilisateurs mais est-ce la faute de la distribution ou de l’utilisateur qui s’y prends mal? Est-ce à cause d’un ou des dépôts tiers?

Mes besoins ne sont pas fantaisistes, la-dessus j’ai de la chance, normalement c’est sur la quasi-totalité des distributions, beaucoup de médias, des jeux basiques, de la conversion audio et vidéo, de l’enregistrement vidéo et audio, de la retouche photo, un peu de web (maintenir mon blog en fait parti), un peu de packaging pour openSUSE via [OSC]() et [OBS]() et pour Debian, beaucoup de paperasses, du P2P (torrent et autres), et pour finir des serveurs médias mais pas que, je rajoute mails, HTTP, FTP perso (bien que pour le moment j’ai stoppé cette partie)…

Pour les codecs multimédia, je préfère quand ceux-ci sont disponibles directement au sein de la distribution de façon officiel, je ne suis pas fan des dépôts tiers dont openSUSE ou Fedora ont recours, bien que –ne sachant pas chez Fedora, je ne parlerais que pour openSUSE– le dépôt historique [packman]() a beaucoup de contributeurs (400 comptes) pour +1000 paquets binaires (et non sources donc ça donne un nombre bien moins élevé de paquets à s’occuper réellement). Fedora comme openSUSE indiquent l’obligation ou du moins recommandent fortement dans leurs documents respectives le besoin de ces dépôts tiers, d’où un gage de sérieux et non des dépôts abandonnés et mal entretenues; avec beaucoup de monde derrière ceux-ci. Néanmoins je reste sur une position clair dessus, je préfère un truc à la Debian qui héberge sur leurs serveurs “nonfree” et “contrib”, c’est-à-dire des archives non-officiels –ce que packman et rpmfusion sont pour openSUSE et Fedora– directement au même niveau que l’archive “main” officiellement supportée par le projet et donc ayant tout autant de personnels qualifiés et de soins apportés que l’archive principale, que des dépôts externes non-hébergé par le projet. Du coté de packman pour openSUSE, je sais que ce sont des gars du projets qui le gèrent, notamment un ancien “boards” de SUSE, plusieurs personnes ayant des mails @SUSE sont aussi de la partie et une quantité de SPECs de paquets multimédia (mais pas que) des dépôts officiels d’openSUSE viennent directement de packman et des gars qui sont en communs.

J’ai surtout une connexion sans plus, bien que ça va déjà mieux pour moins cher depuis que je suis avec un routeur 4G et non en ligne ADSL, on ne peut pas non plus dire que c’est super, c’est juste une connexion qui varie beaucoup entre 800Ko/s et 4Mo/s, pour le moment je n’ai pas eu mieux avec la carte Free, mais pour 8.99€/mois que demander de plus? Ceci étant dit et comme vous vous en doutez, j’ai besoin d’une distribution avec peu de changements hebdomadaires, le strict nécessaire c’est-à-dire juste les updates de sécurité et rien d’autre. Donc on supprime de suite l’idée d’être en rolling, pas de SID, pas de Tumbleweed, pas de Calculate et encore moins de Archlinux ou de Manjaro qui bougent trop par semaines. On peut oublier aussi les distributions du modèle fixed qui bougent de trop, je pense à Fedora, beaucoup trop d’update, openSUSE oui mais sans dépôts experimentals…

Un autre truc à prendre en considération c’est le temps, j’en ai, je ne suis pas à court de temps libre, par contre je ne suis pas là pour la maintenance, du moins je ne compte pas passer mon temps libre à faire de la maintenance, je veux utiliser mon PC avec le moins de maintenance possible. Donc on oublie les distributions de type rolling qui demandent un entretien plus suivi, on oublie aussi les Fedora ou toutes autres distributions qui bougent pas mal, mais j’y reviendrais par la suite. Pour une question de praticité, on oublie aussi les distributions qui n’ont pas d’outils facilitant les suivis des updates, en gros toutes les distributions ou presque, savent donner les instructions à effectuer directement depuis le gestionnaire de paquet pendant l’opération d’installation/désinstallation, mais certaines (notamment celles utilisant Pacman) s’obstinent à ne rien faire, donc on peut dégager celles-ci, je pense à Archlinux, quid de Manjaro? J’aime beaucoup encore une fois les retours de Zypp sur openSUSE et ceux d’APT via listchanges et listbugs. Emerge de Calculate/Gentoo est aussi très bien bavard.

Un autre point est la sécurité, des distributions comme Mint ou Manjaro, ne sont pas pour moi, le truc de catégoriser les updates selon leurs facilités de mise en place au lieu de privilégier la sécurité est une blague. Une distribution qui tamponne les mises-à-jour pour une question de pas assez testé est aussi une blague. Autant je m’en fout de patienter pour un update de fonctionnalité sur un programme autant que quand c’est une question de sécu, je ne suis pas pour jouer à ça.

La communauté est aussi importante, je n’aime pas les distributions à petite communauté, c’est sympa c’est sûr, on peut contribuer facilement, mais au delà de ça il faut penser à la pérennité. Je ne dirais pas plus que malgré le fait d’adorer Tnut et sa NuTyX, je ne me vois pas dessus pour cette raison. On a bien vu ce que donna l’épisode de la disparition du développeur principal pour 0Linux et/ou Void, pour l’une ce fut la fin et l’autre ce fut de long moment interrogation pour savoir comment faire. On voit bien le flottement de Mageia, survie t’elle? Oui mais à quel prix, celui de se contententer de vivoter et d’avoir une communauté sur l’attaque tellement qu’elle est inquiete de perdre le peu de maitrise qu’ils ont…

Ensuite quelque chose à quoi je pense de suite est la documentation, est-ce que je trouverais facilement ce dont j’ai besoin pour faire ce que je veux? Là-dessus, Archlinux est forte, mais clairement pas la meilleur, openSUSE est doué pour ceux qui lisent l’anglais ou l’allemand, mais c’est bien dans la famille Debian que je trouve tout ce qu’il me faut. Quand je dis la famille Debian, c’est Ubuntu/Debian, entre leurs wikis, leurs documentations, leurs manuels, les livres dans le commerce, il y a vraiment tout à porter de mains. La famille Redhat est aussi pas mal même pour ce qui est des livres dans le commerce. Et pour moi c’est important, j’aime avoir de quoi lire tranquillement sur un bon fauteuil ou dans le lit:

mes livres linux

Comme j’ai dis plus haut, l’avantage de la fixed comme Debian est qu’elle ne me prends peu ou pas de temps d’entretien, par semaine c’est totalement transparent, souvent en dessous de la minute par semaine et encore, j’ai depuis peu automatisé les mises-à-jour de sécurité donc c’est 0 seconde de maintenance, reste le saut de version une fois tous les deux ans qui me prends 45min / 1heure sur 2 ans. Je ne veux pas d’une distribution fixed qui bouge beaucoup comme Fedora car si je compte le temps de maintenance hebdomadaire avec celui pour faire le saut de version annuel, je ne gagne rien vis-à-vis d’une rolling, donc autant être sur une rolling maîtrisé du style tumbleweed d’openSUSE. J’aurais bien pris une Calculate basé sur Gentoo mais c’est un poil trop long et les updates hebdomadaires peuvent vraiment durer des heures.

Pour finir, j’ai aussi besoin que le gestionnaire de paquets soit supportable en terme de vitesse, compréhensible dans ses options. Je redonne cette page comparatif.

Voila ce qui termine un petit billet du type “rien de nouveau à raconter”.