Avec le temps… Avec le temps va tout s’en va On oublie le visag’ et l’on oublie la voix Le coeur quand ça bat plus c’est pas la pein’ d’aller Chercher plus loin faut laisser fair’ et c’est très bien Avec le temps… Avec le temps va tout s’en va L’autre qu’on adorait qu’on cherchait sous la pluie L’autre qu’on devinait au détour d’un regard Entre les mots entre les lign’s et sous le fard D’un serment maquillé qui s’en va fair’ sa nuit Avec le temps tout s’évanouit

Avec le temps… Avec le temps va tout s’en va Mêm’ les plus chouett’s souv’nirs ça t’as un’ de ces gueul’s A la Gal’rie j’Farfouill’ dans les rayons d’ la mort Le samedi soir quand la tendress’ s’en va tout’ seule Avec le temps… Avec le temps va tout s’en va L’autre à qui l’on croyait pour un rhum’ pour un rien L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous Devant quoi l’on s’ traînait comme traînent les chiens Avec le temps va tout va bien

Avec le temps… Avec le temps va tout s’en va On oublie les passions et l’on oublie les voix Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens Ne rentre pas trop tard surtout ne prend pas froid Avec le temps… Avec le temps va tout s’en va Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard Et l’on se sent floué par les années perdues

Alors vraiment Avec le temps … on n’aime plus.

On aurait dû parier, je n’ai pas tenu bien longtemps… Une semaine, peut être un peu moins, pourtant openSUSE et moi c’est une belle histoire qui tient la route mais pas sur mon PC principal.

Je suis tombé sur ce billet, Xubuntu 19.10, j’ai quand même tenu une semaine, pendant que je réfléchissais à comment tenir une semaine de plus sur openSUSE et ne pas revenir à mes vieux démons. Je me retrouve dans ses derniers billets, je parle des billets de Cyrille, le maître d’ “on va tous crever” –attention copyright–, notamment son billet relatant son retour sur du linux en l’occurrence MXLinux. Je m’y retrouve car je suis en plein dedans, ça fait un bail que je suis dedans, chercher à me retirer de Debian, en restant dans le monde linuxien notamment en étant sur l’openSUSE… J’ai pu faire le chemin à moitié, mon second PC est dessus depuis plusieurs mois sans aucune envie d’un quelconque retour en arrière –de toute façon ça me demanderait trop de temps et de ressources vu que c’est un portable avec pleins de drivers non-libres–, mais c’est une autre histoire pour le principal, lui a toujours été sous Debian et-ce malgré de nombreuses tentatives comme dernièrement.

Je le dis de suite, j’ai une grosse préférence pour openSUSE, en ce qui concerne toute la partie contribution, utilisation, facilité, ect… Par contre, ce que j’aime moins ou pas c’est que je cherche toujours autant l’endroit où se trouve tel fichier pour régler tel truc qui ne se configure pas à partir du Yast. openSUSE c’est comme Fedora, en partie, une partie de la configuration est dans /etc, une autre dans /etc/sysconfig et encore une autre un peu partout. Quand on cherche sur internet, souvent la documentation est pour Ubuntu et/ou Debian, et même si on va au-delà de ce duo, en allant sur une doc Gentoo ou bien Archlinux, on va se retrouver avec des fichiers placés aux mêmes endroits que Debian. Oui, Debian est une distribution chiante car elle est commune. Oui Debian ne fait pas partie du standard RedHat LSB et pourtant elle est bien plus standard que des distributions compatibles 100% LSB.

J’avais donc mon openSUSE réglé aux petits oignons sous Plasma 5.17 (via le dépôt en question d’openSUSE), puis j’ai voulu mettre mon second bureau avec qui j’aime bosser de temps en temps, le nommé XFCE. Chez moi pas de soucis, mais chez une personne plus regardante que moi et ayant des besoins autres que les miennes –habituée à son Ubuntu–, j’ai dû tâtonner. La personne en question a un ordinateur aussi vieux que le miens, c’est à dire 2007-2009, il est impatient –ça doit paraître rapide–, ça doit démarrer assez vite et sans demander de se loguer… Pour gagner de précieuses secondes, je n’ai pas eu l’envie de me taper le gestionnaire de connexion SSDM ni Plasma –bien qu’il y ait eu de véritables efforts de ce coté, j’en parlerai plus bas–, je me suis donc mit par défaut Lightdm avec XFCE en 4.14 (via le dépôt du même nom d’openSUSE), c’est là que j’ai vu la connerie, enfin connerie si je peux dire.

Pour que Lightdm permette l’auto-login sans mot de passe, j’ai cherché dans les fichiers de configurations classiques, c’est-à-dire dans /etc/lightdm.conf.d/ et /etc/lightdm/lightdm.conf. Le fichier de conf qu’on peut/devrait trouver dans /etc/lightdm/lightdm.conf (d’après ubuntu/debian https://doc.ubuntu-fr.org/lightdm et d’après archlinux https://wiki.archlinux.fr/LightDM) n’existe pas. Ni le /etc/lightdm.conf.d/, j’ai sûrement mal cherché, je pense qu’avec un peu d’imagination, j’aurai trouvé un endroit sorti de nulle part où eux auraient pensé que c’était logique… J’ai aussi pensé à regarder du coté de /etc/sysconfig/ puisque openSUSE fait comme Fedora…

En dernier recours j’ai été voir du coté de Yast –et j’aurai dû commencer par là–, miracle dans la partie utilisateur, en allant sur option on a bien la possibilité de cocher le démarrage sans password. Pourtant Yast n’est qu’une interface graphique pour les fichiers de configuration, mais dans mon cas je n’ai pas su trouver ledit fichier qui allait bien. Alors ce n’est rien et j’ai pu corriger mon incompétence avec ce formidable outils nommé Yast, mais c’est pas mon truc, je n’aime pas savoir que je ne sais pas! En faite sous linux, tout n’est que fichier, alors ne pas faire quelque chose de si simple me perturbe, surtout que je sais normalement le faire.

Voyons plus loin, si pour un truc aussi simpliste, je ne trouve pas le fichier car il n’est pas à l’endroit standard, habituel que l’on s’attend sur d’autres distributions, comment se passera le réglage d’un service ou de tout autre chose plus pointue? Vais-je devoir espérer que Yast fasse le taf pour moi?

Pour une tierce personne, ça me dérange pas plus que ça, pas plus que pour mon ordinateur portable. Mais en ce qui concerne mon principal c’est autre chose. Yast est un excellent outils, j’adore, mais je n’aime pas devoir m’appuyer sur un outils qui se trouve uniquement dans une seule distribution. En effet, ce comportement de compter sur Yast, m’obligerait à n’utiliser que cette distribution –même si je l’adore– et m’enfermerait dans la capacité d’utilisation unilatérale de cette distribution, une autre prison dorée, une prison tout comme peut l’être Windows ou Ubuntu ou encore Mac, qui nous garde sous le coude via leur omniprésence pour certaine, leur facilité d’utilisation pour d’autre, leurs matériels à la mode pour la dernière…

A quoi me servirait cette facilité visuelle, car ce n’est que visuellement; cacher la complexité n’est qu’une autre difficulté bien plus importante et difficile à surmonter –rompre–. L’installation et l’administration d’un système linux est très simple ou tendent de l’être et se spécialiser dans une de ces distributions (Fedora, Ubuntu, Mageia, openSUSE…) ayant des interfaces graphiques pour masquer la complexité du système, serait une grave erreur. Ces interfaces ne sont que des frontends s’appuyant tous sur les mêmes outils et modifiant les mêmes fichiers de configurations, il serait dommage de faire l’impasse et l’économie de ne pas faire l’effort de connaître et configurer ces fichiers. Vaut il mieux compter sur/dépendre d’une interface qui peut devenir désuète à la longue –pourquoi penser aux outils de Mageia?– ou apprendre à maîtriser le système directement via ses fichiers de configurations et être indépendant d’une quelconque interface? L’indépendance vis-à-vis d’une telle interface, vous permettra de ne pas vous enfermer dans une seule distribution, ni dans l’utilisation unique de ses outils et en cadeau –c’est offert–, vous serez capable de faire tout et ce peut importe la distribution.

Pour parler de ce que je connais plutôt bien, je pense à openSUSE et son Yast, ce dernier bouge tellement qu’il n’est pas rare de ne pas perdre une fonction ou d’en avoir de nouvelles…

Je suis donc rentré chez moi, ni une ni deux, je me suis remis une Debian Stable avec un beau Xfce. J’ai pas tenu, c’est peut être mieux ainsi.